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La Libye, véritable espoir pour Petroplus?

Le fonds souverain libyen prévoit "éventuellement" d'investir sur le site de Petit-Couronne

Le fonds souverain libyen prévoit "éventuellement" d'investir sur le site de Petit-Couronne - -

Le fonds souverain libyen serait intéressé par la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne. Mais il n'a encore pris aucun engagement. De son côté, NetOil devrait déposer une candidature avant l'heure limite, c'est à dire 17h,ce lundi 5 novembre.

Jour J pour Petroplus. Ce lundi 5 novembre, les entreprises intéressées par la raffinerie de Petit-Couronne ont jusqu’à 17h pour déposer leur candidature.

Le tribunal de commerce de Rouen, selon l’intersyndicale de Petroplus, ne prendra pas de décision aujourd’hui. Mais il devrait enregistrer les offres éventuelles et fixer la date d'une nouvelle audience pour débattre de leur contenu. Le tribunal dispose encore d'un peu de temps, la période d'observation ouverte le 24 janvier, après le dépôt de bilan de l'entreprise, ayant été prolongée jusqu'au 15 décembre.

Une source d’espoir pour les 470 salariés viendrait de Tripoli. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé avoir reçu une lettre du fonds souverain libyen, qui souhaite "examiner le dossier" de la raffinerie et prévoit "éventuellement d’investir" sur le site.

"Je vais demander au tribunal de commerce de surseoir à statuer pour prendre le temps qu'il faut pour permettre à nos amis libyens d'éventuellement investir dans cette raffinerie", a déclaré Arnaud Montebourg. Mais le ministre a toutefois bien précisé qu’ "à ce stade", cette lettre est "non-engageante".

NetOil en embuscade

Il n’est donc pas acquis que le fonds dépose un dossier ce lundi soir. En revanche, NetOil devrait à nouveau proposer une offre de reprise. Cette société basée à Dubaï s’était faite recalée le 16 octobre dernier, tout comme Alafandi Petroleum Group, compagnie Hongkongaise. Les deux entreprises prévoyaient de conserver la totalité des emplois et d’investir lourdement sur le site, mais le tribunal de commerce avait jugé qu’elles ne présentaient pas suffisamment de garanties.

NetOil, qui a l'appui de l'intersyndicale, a aussitôt annoncé qu'il déposait une nouvelle offre, enrichie, de nature à "répondre aux interrogations du tribunal".

En attendant, l’entreprise poursuit son activité depuis le mois de juin, grâce à un contrat de six mois passé avec le groupe Shell, son ancien propriétaire.

BFMbusiness.com et AFP