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La France va construire la plus grande centrale solaire du Sahel

La société Cegelec, filiale de Vinci est en charge de la construction de la centrale solaire de Zagtouli au Burkina Faso. (image d'illustration)

La société Cegelec, filiale de Vinci est en charge de la construction de la centrale solaire de Zagtouli au Burkina Faso. (image d'illustration) - Vladimir Rodas - AFP

Filiale du groupe Vinci, Cegelec vient de démarrer au Burkina Faso les travaux d'une ferme solaire de 33 mégawatts dont la livraison est prévue fin 2017.

Au Burkina Faso, 80% de la population n'a pas accès à l'électricité. Seuls 3,5 millions de Burkinabès sont raccordés au réseau électrique local, jugé peu fiable. Afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier du courant électrique, et de sécuriser son approvisionnement énergétique, ce pays d'Afrique de l'ouest où le soleil brille une très grande partie de l'année vient de lancer la construction d'une centrale solaire d'une capacité de 33 mégawatts.

D'ores et déjà qualifiée de "plus grande centrale solaire du Sahel", cette installation, construite par une filiale du groupe Vinciest située au coeur du village de Zagtouli. À quelques kilomètres de la capitale, Ouagadougou. Répartis sur 60 hectares, ses 129.600 panneaux solaires vont occuper une superficie équivalente à celle de 84 terrains de football. 

Une facture prise en charge par l'Union européenne et l'AFD

Grâce à la mise en service de cette centrale, dans les cinq prochaines années, environ 100 mégawatts d'énergie solaire pourront être injectés au réseau électrique local. Soit la moitié de ce que produit annuellement le pays (200 MW). 

Ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, Alpha Oumar Dissa se réjouit du lancement de ce chantier qui "ouvre la voie au développement des énergies renouvelables au Burkina Faso". Il rappelle que le développement de ces nouvelles sources constitue "l'un des engagements pris par le pays lors de la COP21 à Paris". 

Évalué à 44,7 millions d'euros, le coût de cette ferme solaire est pris en charge par un don de 25 millions pris en charge par l'Union européenne et par un prêt de 22,5 millions d'euros accordé au Burkina Faso par l'Agence française de développement. 

A.M. avec AFP