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La branche énergie de l'américain GE va supprimer 12.000 emplois, la France épargnée

General Electric ne précise comment seront réparties ces suppressions de postes

General Electric ne précise comment seront réparties ces suppressions de postes - Sébastien Bozon - AFP

Cette décision doit permettre à GE Power de réduire d'un milliard de dollars ses coûts structurels d'ici à 2018.

Le groupe américain GE a annoncé ce jeudi la suppression de 12.000 emplois dans sa branche Énergie (GE Power) dans le cadre d'un vaste plan de restructuration destiné à économiser au total 3,5 milliards de dollars jusqu'en 2018.

La majorité de ces coupes se fera hors des États-Unis et touche aussi bien les personnels spécialisés que les services de production, a indiqué le conglomérat industriel sans toutefois en donner la répartition géographique.

Néanmoins, la France ne sera pas concernée, ont indiqué des sources concordantes à l'AFP.

"Cette décision est pénible mais nécessaire pour que GE Power puisse réagir au ralentissement du marché de l'énergie, qui génère moins de volume tant pour les produits que dans les services", a justifié Russell Stokes, le patron de GE Power, qui inclut le pôle Énergie du fleuron industriel français Alstom racheté en 2015.

1 milliard de dollars de coûts structurels

GE Power, qui n'a pas anticipé la chute des prix de l'électricité de gros et l'effondrement des commandes de turbines, veut économiser 1 milliard de dollars en coûts structurels en 2018.

Elle a généré un chiffre d'affaires de 27 milliards de dollars l'an dernier et employait environ 57.000 personnes en début d'année, soit 19,3% des 295.000 salariés que comptait General Electric fin 2016. En supprimant 12.000 emplois, GE Power réduit ses effectifs de 21%.

Le groupe allemand Siemens, rival de GE, a annoncé pour sa part le mois dernier qu'il allait supprimer 6.900 emplois principalement dans sa branche énergie.

Les marchés de l'énergie traditionnel, notamment le gaz et le charbon, connaissent un ralentissement: les volumes ont baissé de façon significative, à la fois pour les produits et pour les services, en raison de surcapacités, d'un faible taux d'utilisation ou encore du développement des énergies renouvelables notamment.

Un recentrage sur trois activités

Ces problèmes affectent fortement les résultats financiers de GE, qui, en novembre, a dû diviser par deux son dividende, une première depuis la crise financière.

Le nouveau PDG John Flannery a également décidé de recentrer le groupe sur trois activités -aéronautique, santé et énergie- et de vendre pour 20 milliards de dollars d'actifs dont la branche transport et l'activité traditionnelle d'électricité qui a fait la réputation de GE à ses débuts il y a 125 ans.

L'agence de notation Standard and Poor's a abaissé lundi la note de solvabilité financière de General Electric (GE) à "A" contre "AA-" auparavant, avec une perspective "stable", signifiant que S&P ne compte pas y toucher à court terme à moins d'un événement exceptionnel.

J.M. avec AFP