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L'Oréal se donne cinq ans pour parvenir à la "neutralité carbone"

L'Oréal envisage de devenir une entreprise au bilan carbone neutre à l'horizon 2020. (image d'illustration)

L'Oréal envisage de devenir une entreprise au bilan carbone neutre à l'horizon 2020. (image d'illustration) - Bertrand Langlois - AFP

Leader mondial des cosmétiques, la marque fondée en 1909 par Eugène Schueller émet annuellement 400.000 tonnes de CO2. Soucieuse de l'environnement, elle souhaite désormais capturer autant de dioxyde de carbone que le groupe en émet.

A trois mois de la conférence de Paris sur le climat, la COP21, le PDG de L'Oréal vient de recevoir Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète. Devant son invité, Jean-Paul Agon a réaffirmé ses ambitions en matière de réduction de l’empreinte carbone des activités du groupe cosmétique français. A noter qu'en moins de dix ans, la quantité annuelle de CO2 émise par l'entreprise a été divisée par deux pour se stabiliser à 400.000 tonnes.

Jean-Paul Agon, qui ne compte pas s'arrêter en chemin s’est donc fixé un délai de cinq ans pour que son groupe réussisse à présenter un bilan carbone neutre. Pour y parvenir, l’idée avancée est de capturer autant de dioxyde de carbone que le groupe en émet. Selon lui, "cette initiative illustre la capacité du groupe à mobiliser sa puissance d'innovation au service d'un enjeu environnemental majeur."

L'Oréal agit auprès de ses sous-traitants 

Cette annonce rappelle celle faite par la direction en 2013. Le groupe s'était alors fixé comme objectif une réduction de 60% de ses émissions de CO2 en ayant recours aux énergies renouvelables et en améliorant l'efficacité énergétique de ses sites de production.

Cette fois-ci, pour compenser ses émissions de dioxyde de carbone, L'Oréal a lancé plusieurs projets qui concernent directement son approvisionnement en matières premières. Selon un communiqué, l'entreprise a, par exemple, mis en oeuvre de nouvelles pratiques agricoles, plus durables, en Inde et en Bolivie ou encore installé de nouveaux fours à bois au Burkina Faso, lieu de production de son beurre de karité.

En outre, pour évaluer les résultats de ses actions, la société a monté un comité de spécialistes du climat, placé sous la présidence de l'économiste Christian de Perthuis. Selon lui, la démarche initiée par le géant des cosmétiques est "très intéressante", car il "est plus compliqué" de compenser le carbone dans sa propre activité plutôt que d'acheter des crédits-carbone. 

>> Pour tout savoir sur la COP21, retrouvez le dossier spécial de BFMBusiness

A.M. avec AFP