BFM Business

L'Etat serait prêt à injecter entre 2,5 et 3 milliards d'euros dans Areva

Areva se trouve en grande difficulté financière.

Areva se trouve en grande difficulté financière. - Charly Triballeau - AFP

Une recapitalisation massive du groupe français, en grande difficulté, serait plus que jamais d'actualité. L'industrie japonaise pourrait également participer à l'opération.

Alors que l’Etat avait écarté cette hypothèse il y a près d’un an, il semblerait qu’une recapitalisation d’Areva soit devenue inévitable. C’est en tout cas ce que rapportent l’AFP et Le Monde, qui indiquent que l’opération pourrait se chiffrer entre 2,5 et 3 milliards d’euros.

L'exécutif souhaiterait en outre que le groupe nucléaire en difficulté et EDF conservent 66% de la division réacteurs d'Areva (Areva NP), avec 15% pour le premier et 51% pour le second, tandis qu'un partenaire est recherché pour les 34% restants. Le tout alors qu’EDF et Areva ont dévoilé fin juillet un protocole d'accord prévoyant la cession à l'électricien public de 51% à 75% du capital d'Areva NP sur la base d'une valorisation de la société de 2,7 milliards d'euros.

L'industrie japonaise sollicitée

Areva a ainsi lancé la première phase de son plan de sauvetage, qui inclut également d'importantes réductions d'effectifs et une recapitalisation par l'Etat français dont le groupe public a prévenu qu'elle serait "significative".

A l'occasion d'un voyage au Japon, le Premier ministre français Manuel Valls a de son côté annoncé lundi avoir proposé à son homologue japonais Shinzo Abe la participation de l'industrie japonaise à la restructuration du secteur nucléaire français. La société japonaise Mitsubishi Heavy Industries (MHI) avait annoncé en septembre avoir entamé des discussions en vue de prendre une participation dans Areva NP.

Selon une source gouvernementale, une entrée de MHI mais aussi d'investisseurs chinois au capital d'Areva NP, de même qu'au niveau d'Areva une fois celui-ci recentré sur les combustibles nucléaires, est également à l'étude.

Y.D. avec Reuters