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Energie

Jean Castex annonce "un bouclier tarifaire" pour limiter la hausse des prix du gaz et de l'électricité

Invité du journal télévisé de TF1 ce jeudi soir, le Premier ministre a annoncé le blocage des prix du gaz jusqu'à la fin de l'hiver. Tandis que la hausse des tarifs de l'électricité qui devait avoir lieu en février prochain sera plafonnée à 4%.

Le gouvernement prend des mesures pour faire baisser la facture des Français et éviter la crise énergétique. Alors que les tarifs réglementés du gaz vont augmenter de 12,6% ce vendredi en raison d'une flambée des prix de l'énergie sur les marchés mondiaux, Jean Castex a annoncé la mise en place d'un "véritable bouclier tarifaire".

Cela passera en premier lieu par un blocage de prix du gaz qui ne dépasseront pas ceux d'octobre 2021 durant toute la durée de l'hiver. "Il n'y aura plus d'augmentation du prix du gaz", a assuré le Premier ministre ce jeudi sur TF1, en fixant l'échéance à avril, horizon à partir duquel "le prix du gaz devrait dégringoler".

La chute habituelle et attendue des prix du gaz au printemps, après la saison du chauffage, sera ensuite répercutée seulement en partie sur les consommateurs, afin de récupérer les sommes que les opérateurs auront payées en plus pendant l'hiver sans pouvoir les facturer aux consommateurs: c'est ce que le gouvernement appelle un "lissage" des prix.

Hausse des prix de l'électricité limitée à 4% en février

Côté électricité, la hausse des tarifs estimée à 12% qui devait intervenir en février n'aura pas lieu: "Nous l'empêcherons en diminuant une taxe sur l'électricité qui existe", afin de limiter cette hausse à "4%", a assuré Jean Castex. Le prix réglementé de l'électricité n'est changé que deux fois par an, contrairement à ceux du gaz qui sont revus mensuellement.

Cette mesure sera sans incidence pour les finances publiques, a assuré le Premier ministre, expliquant qu'elle sera financée par des recettes exceptionnelles tirées de la vente de l'électricité française sur le marché européen.

Jean Castex s'est enfin engagé à une revalorisation du chèque énergie, un dispositif destiné à quelques millions de ménages, "si les mesures ne sont pas suffisantes". Il n'y aura en revanche pas d'aide face à l'augmentation du prix de l'essence: "on n'est pas dans l'explosion", a justifié le Premier ministre, en estimant que les tarifs revenaient en réalité "à des niveaux d'avant-crise".

Ce qui n'empêche pas le gouvernement de rester "extrêmement attentif" sur ce point, a précisé le locataire de Matignon. Car au-delà de l'enjeu social, l'exécutif cherche à désamorcer les risques d'un mouvement de protestation rappelant les "gilets jaunes", et qui s'était cristallisé à l'automne 2018 autour de l'augmentation du prix des carburants automobiles.

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis avec AFP Journaliste BFM Eco