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Greenpeace force Lego à stopper son partenariat avec Shell

Des militants de Greenpeace au Chili, le 24 juillet dernier.

Des militants de Greenpeace au Chili, le 24 juillet dernier. - Martin Benetti - AFP

Le célèbre fabricant de jouets a annoncé ce jeudi 8 octobre qu'il ne renouvellerait pas son contrat promotionnel avec le pétrolier. Lego a ainsi cédé aux pressions de l'ONG, pour éviter de faire du tort à sa marque.

Lego cède à la pression. Ce jeudi 8 octobre, le célèbre fabricant danois de figurines a annoncé qu'il ne renouvellerait pas son contrat de promotion avec le groupe pétrolier Shell, marque présente sur les jouets depuis les années 60.

Cette décision survient alors que Greenpeace a lancé en juillet dernier une campagne réclamant que Lego arrête d'apposer le logo de Shell sur ses jouets. L'ONG avait ainsi mis en ligne une pétition pour obtenir 1,25 million de signatures.

Greenpeace a pris en froid Shell en raison des forages pétroliers que le groupe entreprend dans l'Arctique. Une activité jugée dangereuse par l'ONG. Cette dernière considère ainsi que Shell utilisait Lego comme une "couverture" pour son image.

Une mauvaise publicité

Dans un communiqué publié ce jeudi le PDG de Lego, Jørgen Vig Knudstorp, explique que "la campagne de Greenpeace utilise la marque Lego pour cibler Shell".

"Comme nous l'avons déjà affirmé, nous croyons sincèrement que Greenpeace aurait dû avoir une conversation directe avec Shell. La marque Lego n'aurait jamais dû entrer dans la dispute entre Greenpeace et Shell", affirme-t-il.

Lego ira donc au bout de son contrat noué avec Shell en 2011, un accord estimé à 68 millions de livres, soit 86 millions d'euros, selon The Guardian. Mais il ne le renouvellera par la suite.

Il faut dire que Greenpeace avait su employer la méthode forte. L'ONG avait ainsi réalisé une vidéo intitulée "LEGO: Everything is NOT awesome". Elle mettait en scène des Lego avec le logo Shell qui, à la suite d'un forage, provoquent une marée noire qui engloutit tout sur son passage. La vidéo a généré 5,9 millions de vues. La mauvaise publicité était donc assurée.

J.M.