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GDF Suez se trouve un nouveau nom

GDF Suez va changer son nom pour s'appeler "Engie".

GDF Suez va changer son nom pour s'appeler "Engie". - Loïc Venance - AFP

Le géant français de l'énergie va se rebaptiser "Engie" a-t-il confirmé ce vendredi. Un changement de nom qui parachève la réorganisation du groupe.

Engie, c'est le nouveau nom de GDF Suez. Il a été discrètement déposé le 9 avril par une avocate, Nathalie Moullé-Berteaux, ancienne directrice juridique de LVMH et de Lacoste, qui a été chargé par le groupe du dépôt de la nouvelle marque, à son nom, à l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi). 

Le groupe a confirmé ce vendredi l'information de l'hebdomadaire La Lettre de L'Expansion qui a révélé ce nouveau nom jeudi, précisant que Gérard Mestrallet, le PDG du groupe industriel, allait "annoncer vendredi le nouveau nom en interne" avant de dévoiler "publiquement la nouvelle appellation ce mardi, lors de l'assemblée générale du groupe". 

Bouleversement du marché de l'énergie en Europe

Ce changement de nom intervient alors que l'énergéticien a présenté début avril un projet de réorganisation du groupe, axé davantage sur les territoires que sur les métiers, dans le but d'"accélérer son développement" en étant plus réactif et en se rapprochant de ses clients.

Cette nouvelle organisation devrait être effective "début 2016", selon le groupe. GDF Suez prévoit notamment de créer dix entités chapeautant tous les métiers du groupe dans une zone géographique donnée, en lieu et place de l'ancienne organisation par branches.

Cette nouvelle organisation s'inscrit dans un contexte de bouleversement du marché de l'énergie en Europe ces dernières années, avec une consommation d'électricité et de gaz atone, voire en baisse. La réorganisation pourrait affecter "6.000 salariés" du fait de la mutualisation ou de la fusion d'activités, estiment les syndicats.

GDF Suez, né de la fusion en juillet 2008 entre l'ex-monopole public Gaz de France et Suez, est un des plus grands producteurs et fournisseurs mondiaux d'électricité et de gaz, avec plus de 150.000 salariés et un chiffre d'affaires de 74,7 milliards d'euros l'an dernier. L'Etat détient actuellement 33,29% de son capital.

N.G. avec AFP