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GDF Suez : Mestrallet dément tout désengagement d'Europe

Gérard Mestrallet annonce une baisse de plus de 60% des profits de GDF Suez mais pointe des éléments exceptionnels

Gérard Mestrallet annonce une baisse de plus de 60% des profits de GDF Suez mais pointe des éléments exceptionnels - -

Le direction de GDF Suez, qui explique en partie la chute de ses bénéfices en 2012 par la mauvaise conjoncture en Europe, l'a martelé ce 28 février : il n'est pas question de quitter le Vieux continent.

Le marché européen est décidément la bête noire des grandes entreprises en cette période de publication de leurs résultats annuels. GDF Suez ne fait pas exception à la règle : le groupe, qui a vu ses profits chuter en 2012 met en cause, dans son communiqué publié jeudi 28 février, de "nombreux facteurs négatifs sur la zone".

Pour autant, la direction du groupe n'envisage pas un instant de vendre ou de scinder ses activités européennes. Interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse ce jeudi, le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, a assuré que le développement accéléré de l'énergéticien dans les pays émergents ne pouvait se produire sans "un enracinement puissant dans nos marchés domestiques". Le projet du gazier, "ce n'est pas le monde émergent ou l'Europe, c'est le monde émergent et l'Europe", voire même "le monde émergent grâce à l'Europe", a-t-il martelé.

L’énergéticien français est à la peine sur le Vieux continent. Il a dû passer de lourdes dépréciations, pour près de deux milliards d’euros, au cours de l’exercice. En cause selon lui : la dégradation du secteur. Son bénéfice net part s'est effondré de 61% en 2012, à 1,55 milliard d'euros.

Gérard Mestrallet reste confiant

Dans son communiqué, GDF pointe notamment des "pressions concurrentielles et régulatoires accrues" en Europe. Le groupe évoque également les écueils rencontrés en Belgique, où certaines de ses installations sont arrêtées pour des contrôles de sécurité, et "la baisse globale des prix de marché de l’électricité en Europe".

Gérard Mestrallet reste toutefois confiant. Le président du groupe affirme que le "recul du résultat net est dû en majeure partie à des éléments non récurrents", qu’il est "réversible" et "sans impact sur la trésorerie du groupe". GDF Suez a en effet maintenu ses prévisions pour 2013 et 2014, et est parvenu à réduire sa dette de 2 milliards d’euros : elle atteignait les 43,9 milliards d'euros fin décembre.

Les autres indicateurs fournis par le groupe sont conformes aux objectifs. Le chiffre d'affaires est en hausse de 7%, à 97 milliards d'euros. Et le bénéfice d'exploitation a également augmenté de 3%, à 17 milliards. Le bénéfice net récurrent, corrigé des éléments exceptionnels, a, quant à lui, progressé de 11% à 3,8 milliards d'euros.

>> Gérard Mestrallet, le patron de GDF Suez, sera l'invité du Grand Journal de BFM Business ce 28 février dès 18h30.

N.G.