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Financement climat: les pays du Sud encaissent de plus en plus

Plus de la moitié de la somme annuelle fixée à Copenhague en 2009 a été versée lors de l'exercice 2014.

Plus de la moitié de la somme annuelle fixée à Copenhague en 2009 a été versée lors de l'exercice 2014. - Images Money - Flickr - CC

Les pays en développement ont conditionné la signature d'un éventuel accord sur le climat à Paris au respect des engagements financiers annoncés par les pays du Nord. Un rapport de l'OCDE paru mercredi souhaite les rassurer.

61,8 milliards de dollars. Selon l’OCDE, telle est la somme qu’ont versé en 2014 les pays du Nord vers ceux du Sud, en vertu d’un deal, d’une promesse passée en 2009 à Copenhague (Pays-Bas). La communauté internationale s’était alors engagée à réunir, à l’horizon 2020, 100 milliards de dollars afin de permettre aux pays les plus en difficulté de lutter eux aussi contre le réchauffement climatique.

Dans la conclusion de son rapport, l’OCDE relève "les progrès significatifs réalisés en direction de l’objectif de 100 milliards de dollars". En effet, alors qu’il reste aux états 4 ans et demi pour apporter les 38 milliards restants, l’organisation souligne que la somme versée l’an passé a augmenté de 10 milliards par rapport à celle distribuée en 2013 (52,2 milliards de dollars). Il est d’ailleurs probable que l’objectif soit atteint plus rapidement, l’OCDE ayant précisé que les montants affectés au Fonds verts pour le climat (18 milliards) n’avaient pas été pris en compte dans ce calcul puisque ce mécanisme n’est opérationnel que depuis fin 2014.

"Un signal positif" 

Dans un communiqué, Michel Sapin a pris acte de la somme versée en 2014 et a salué un "chiffre qui ne fait fuir personne". Le ministre des Finances rappelle toutefois aux pays du Sud qu’ils "doivent continuer à détailler leurs engagements pour contenir le réchauffement de la planète" et précise que les "pays du Nord sont appelés à augmenter leur contribution pour atteindre les 100 milliards". 

Outre-Atlantique, cette publication est également accueillie avec enthousiasme. Le World resources institute, un think-thank américain voit en ces 61,8 milliards de dollars "un signal positif" et encourageant adressé aux pays du Sud afin qu'ils poursuivent leurs efforts.

A noter qu'en faisant la moyenne des années 2013 et 2014, l’organisation a pu mettre en évidence quels acteurs contribuaient le plus à cette somme. Ainsi, la part des financements publics représente 71%. Celle du privé 26%. Enfin, le reste de la somme, environ 3%, est issue des crédits export.

A.M. avec AFP