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Engie met sur les rails sa centrale indonésienne de géothermie

Engie (ex-GDF Suez) s'apprête à construire sa première centrale de géothermie en Indonésie.

Engie (ex-GDF Suez) s'apprête à construire sa première centrale de géothermie en Indonésie. - Frédérick Florin - AFP

Le groupe énergétique vient de boucler le financement de la phase initiale de son projet de centrale électrique Muara Laboh fonctionnant grâce à la géothermie.

Muara Laboh est le premier projet renouvelable d'Engie en Indonésie. Un État qui dispose de près de 40% des réserves géothermiques mondiales, soit un potentiel estimé à 28.000 mégawatts.

Présent dans ce pays depuis 60 ans, Engie (ex-GDF Suez) opère pour ce projet au sein du consortium PT Supreme Energy Muara Laboh qui comprend également la société japonaise de trading et d’investissement Sumitomo Corporation et le développeur indonésien de projets d’électricité géothermique PT Supreme Energy.

"L’accord de financement portant sur un montant de 440 millions de dollars a été signé par le consortium" avec plusieurs banques précise un communiqué du groupe. "La construction de la centrale, dans la région de Solok Selatan de la province du Sumatra occidental, commencera dans le courant de l’année 2017 et durera 30 mois" ajoute-t-il.

Mise en service de l'installation en 2019

La première phase du projet, dont la mise en service est prévue en 2019, permettra de générer 80 mégawatts (MW) d'électricité sans émission de CO2, soit l'équivalent de la consommation en énergie de près de 120.000 foyers.

"Je suis fière de nos équipes qui ont une nouvelle fois démontré notre expertise dans le cadre de projets de cette ampleur, depuis l'exploration du sous-sol jusqu'à la construction et l'exploitation de centrales de production d'électricité à partir de géothermie", indique Isabelle Kocher, la directrice générale d'Engie.

La géothermie, une énergie sous-exploitée 

Énergie qui relâche très peu de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, la géothermie est encore sous-exploitée en Indonésie et ne devrait représenter à l'avenir qu'une petite partie de la production de courant électrique, que le gouvernement espère porter à 35.000 mégawatts d'ici à 2019.

Les partisans de la géothermie sur l'île restent toutefois optimistes, en espérant que le secteur sera soutenu par les autorités. Ces dernières se sont fixé l'ambitieux objectif de réduire de 29% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030.

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A.M. avec AFP