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Les salariés d'Engie exigent d'être tous logés à la même enseigne

Plusieurs centaines de salariés d'Engie ont manifesté mardi 13 décembre 2016 devant le siège du groupe à l'appel de la CGT.

Plusieurs centaines de salariés d'Engie ont manifesté mardi 13 décembre 2016 devant le siège du groupe à l'appel de la CGT. - François Guillot - AFP

À l'appel des organisations syndicales, les salariés d'Engie (ex-GDF Suez) sont en grève ce mardi . Plusieurs centaines d'entre eux ont manifesté devant le siège du groupe à La Défense.

Les organisation syndicales mettent la pression sur la direction d'Engie. Première force syndicale, la CGT revendique la création d'un "socle social commun" au niveau du groupe explique son représentant Yves Ledoux. Dans un tract, la coordination CGT d'Engie souligne que le groupe "mène à la baguette les entités opérationnelles tant sur la stratégie, sur les projets que sur la rentabilité. Il n'y a que sur le social que le groupe n'a rien à dire". 

Tous les salariés ne disposent pas d'un treizième mois, les indemnités d'astreinte et les frais de déplacement ne sont pas les mêmes partout, complète Yves Ledoux, demandant une "harmonisation à la hausse". La CGT, dont une délégation de membres a été reçue par la direction, a demandé que chaque thème soit chiffré et qu'un calendrier de négociations soit fixé.

Engie a lancé un plan de restructuration sur trois ans 

Cette mobilisation intervient aussi alors qu'Engie, dont l'ambition est de devenir le chef de file de la transition énergétique, est engagé dans un vaste programme de cessions et de restructuration sur trois ans (2016-2018). Une opération qui s'accompagne d'une réduction des coûts de 2,8 milliards d'euros. 

"C'est incessant et c'est partout, tout le monde est touché par la réorganisation qui impacte à chaque fois les effectifs", commente Yves Ledoux. La CGT estime à "10.000" le nombre d'emplois qui pourraient être supprimés sur la période. Pour l'instant, environ 950 suppressions ont été annoncées officiellement, mais la CGT en craint notamment 1.000 à 1.500 au siège prochainement

Les salariés des différentes filiales du groupe mobilisés 

À La Défense (Hauts-de-Seine), 200 salariés selon une source policière, environ 400 selon les organisateurs, représentant plusieurs entreprises d'Engie (Savelys, Endel, Cofely, Grdf, Ineo, Axima...) sont restés toute la matinée devant le siège. Il s'agit du premier rassemblement de ce type au sein du groupe, selon les représentants syndicaux. 

Cette mobilisation, organisée à l'occasion d'un comité de groupe France, devait aussi se décliner en province avec des piquets de grève et des remises de pétition indique la CGT.

"Adopte un géologue", proclamaient aussi plusieurs salariés d'EPI, l'activité d'exploration-production de pétrole et de gaz qu'Engie compte céder, réunis à l'appel de la CGT et de la CFE-CGC.

Interrogée par l'AFP, la direction du géant de l'énergie ne pouvait pas donner dans l'immédiat de chiffres de grévistes.

A.M. avec AFP