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Doubler la part des énergies renouvelables ferait économiser l'équivalent du PIB japonais

Doubler la part des énergies renouvelables dans le mix mondial permettrait d'économiser l'équivalent du PIB japonais chaque année selon l'Irena. (image d'illustration)

Doubler la part des énergies renouvelables dans le mix mondial permettrait d'économiser l'équivalent du PIB japonais chaque année selon l'Irena. (image d'illustration) - Sam Panthaky - AFP

"Un rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables estime que le développement de ces nouvelles sources d’énergie est économiquement plus rentable que de lutter contre la pollution."

"Les énergies renouvelables permettent de réaliser des gains considérables par rapport aux combustibles fossiles". Telle est l'une des certitudes des experts de l'Irena. Cette agence internationale continue donc de s'intéresser aux externalités positives engendrées par le développement des nouvelles sources d'énergie (éolien, biomasse, solaire, etc.). En janvier 2016, un premier rapport indiquait qu'à l'horizon 2030, un doublement de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial permettrait de "doper la croissance" et de créer 15 millions d'emplois". 

Désormais, l'agence estime qu'une telle situation permettrait d'économiser jusqu'à 4.200 milliards de dollars par an (3.700 milliards d'euros). Une somme qui se rapproche de la valeur du PIB japonais (4.600 milliards de dollars), mais qui est surtout présentée comme "15 fois supérieure" aux dépenses actuellement effectuées pour "lutter contre la pollution de l'air et le changement climatique". 

Des milliards de dollars d'investissements nécessaires

Si les plans de développement des énergies propres édictés par les quarante pays membres de l'Irena restent en l'état, la part des renouvelables dans la production électrique mondiale ne devrait atteindre que 21% en 2030.

Pour parvenir aux 36% espérés, les états concernés devraient investir conjointement, d'après les calculs effectués par l'organisme, quelque 770 milliards de dollars par an jusqu'à l'échéance fixée. Ce qui "augmenterait alors le coût du système énergétique mondial de 290 millions de dollars par an". Pour le directeur général de l'Irena, "parvenir à un doublement (de la part des énergies renouvelables) est faisable". Adnan Amin estime même qu'atteindre cet objectif "est moins cher que de ne pas le faire".

L'impact de la pollution sur la santé humaine et l'agriculture, générée par l'utilisation de combustibles fossiles, est évalué à 1.200 milliards de dollars par an. 

Antonin Moriscot