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Ces patrons qui réclament la mise en place d'une taxe carbone

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A l’occasion de la pré-COP qui se tient actuellement à Paris autour de Laurent Fabius, plusieurs chefs d’entreprises réclament qu’un prix du carbone soit mis en place à l’échelle internationale.

Donner un prix au carbone, à travers "une taxe, une redevance ou un marché d’échanges de droits à polluer" est un acte "essentiel" pour de nombreux chefs d’entreprise, qui étaient reçus ce 10 novembre à l’Elysée par François Hollande. Selon Gérard Mestrallet, le PDG d'Engie (ex GDF-Suez), une telle mesure permettrait "aux entreprises d'intégrer la dimension climatique dans leur processus d'investissement". Pourtant, le fait de fixer un prix du carbone ne fait partie ni de l'ordre du jour, ni de l'accord en cours de négociation, des 195 pays convoqués à Paris pour la COP21.

Dans les faits, et selon ses partisans, la mise en place d'un tel mécanisme permettrait de renchérir le coût des activités polluantes et donc, de réorienter les investissements vers des technologies bas carbone, comme les énergies vertes.

Un marché local du carbone 

Actuellement, selon la Banque mondiale, une quarantaine de pays et 23 métropoles ont d'ores et déjà mis en place un système de prix du carbone. C'est le cas par exemple de la Californie (États-Unis), de certaines provinces chinoises ou encore de l'Union européenne. 

"Il faudrait que la part des activités mondiales couvertes par le prix du carbone s'étende et qu'un mécanisme de mesure soit identique" partout dans le monde, plaidait encore Gérard Mestrallet à l'issue de la rencontre. Plusieurs organisations internationales, comme le Fonds monétaire international, l'OCDE et des dirigeants de plusieurs pays -dont François Hollande- se sont également prononcé en faveur de l'adoption d'une telle mesure. 

A.M. avec AFP