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Avec deux offres de reprises, Florange n’est pas sauvé pour autant

Deux repreneurs se positionnent pour le site de Florange, en Moselle.

Deux repreneurs se positionnent pour le site de Florange, en Moselle. - -

Le gouvernement a reçu des offres de reprises pour le site de sidérurgique d’ArcelorMittal. Mais elles comprennent plus d’installations que le groupe ne prévoit d’en céder.

Les 60 jours laissés par ArcelorMittal pour trouver un repreneur au site de de sidérurgie de Florange ont porté leur fruit. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a déclaré le 21 novembre devant l’Assemblée nationale, qu’il avait reçu " deux offres et marques d'intérêts", sans toutefois dévoiler leur identité.

Mais l’avenir du site n’est pas assuré pour autant. En cause: les candidats souhaitent reprendre davantage d’installations que l’indien n’est prêt à en céder. Ce dernier souhaite se débarrasser de la filière liquide, qui inclut les deux hauts fourneaux à l’arrêt depuis 14 mois. En raison d’une baisse de la demande en acier, ces infrastructures ne sont plus rentables.

Après négociations avec le gouvernement, ArcelorMittal a aussi ajouté à la corbeille l’activité cokerie, tandis qu’il se gardait les lignes de traitement de l’acier.

ArcelorMittal doit revoir ses positions

Mais voilà, c’est encore insuffisant pour assurer la cohérence industrielle et donc financière de l’activité. Les repreneurs ne s’y sont pas trompés et leurs intérêts se portent "sur un périmètre plus large que celui qui a été octroyé par la famille Mittal", a déclaré le ministre. Celui-ci correspond aux préconisations de l’expert gouvernemental Pascal Faure, auteur d'un rapport sur la viabilité du site remis fin juillet, a précisé le ministre. Celui indiquait que le site de Florange, pris dans son ensemble, était "viable, fiable et rentable".

Pour Arnaud Montebourg, il faut donc que le groupe sidérurgiste rouvre les négociations. "Nous considérons (...) que le moment est venu de demander à Mittal de faire bouger sa position pour que, enfin, nous puissions sauver ensemble l'acier français et son meilleur symbole, les hauts fourneaux de Florange", a lancé le ministre.

La direction du groupe s’est contentée de répondre à cette invitation en indiquant que "Nous n'avons pas connaissance de ces deux offres auxquelles Monsieur Montebourg fait référence". Les sombres perspectives 2013 annoncées pour 2013 par le groupe ne vont de toutes façons pas peser en faveur des négociations.

BFMbusiness.com et AFP