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Accord en vue entre EDF et ses partenaires chinois sur l'EPR britannique

La centrale sera basée à Hinkey Point, dans le sud ouest du Royaume -Uni.

La centrale sera basée à Hinkey Point, dans le sud ouest du Royaume -Uni. - Kenzo Tribouillard - AFP

Le groupe français aurait trouvé un accord avec China National Nuclear Corporation (CNNC) et China General Nuclear Power Corporation qui devrait prendre une participation de 33,5% dans ce projet de réacteurs nucléaires nouvelle génération, selon les Echos. Ce qui devrait être rendu officiel ce mardi 20 octobre.

Ce sera la première construction d'une nouvelle centrale nucléaires en Europe depuis l'accident de Fukushima en mars 2011. Ce mardi 20 octobre, un accord pour débloquer le projet de construction de deux réacteurs nucléaires nouvelle génération EPR à Hinkley Point, dans le sud ouest du Royaume-Uni, doit être officialisé.

Ce projet titanesque de 25 milliards de livres (34 milliards d'euros) est piloté par EDF qui avait reçu en octobre 2013 l'aval du gouvernement, doit ainsi fournir ces deux réacteurs d'une capacité de 1,6 gigawatt chacun, pouvant à eux seul fournir 7% des besoins en électricité du pays et alimenter quelque 5 millions de foyers.

Tout le problème vient du financement. Areva, concepteur français de l'EPR, devait initialement prendre une participation de 10%. Mais le groupe tricolore a dû renoncer en raison de ses difficultés financières actuelles.

Deux groupes chinois China General Nuclear Power Corporation (CGN) et China National Nuclear Corporation (CNNC) sont censés depuis de longue date prendre une participation dans ce projet. La venue du président chinois Xi Jinping au Royaume-Uni ce mardi devrait permettre de finaliser le dossier.

10 milliards d'euros de cessions de la part d'EDF

"On ne va pas anticiper sur ce qui pourrait se passer mardi ou mercredi, mais nous sommes en négociations finales avec nos partenaires chinois. Nous avons terminé la partie avec le gouvernement britannique. Si tout se passe bien, nous pourrions dans les jours qui viennent annoncer un événement majeur", affirmait d'ailleurs dimanche le PDG d'EDF au JDD, Jean-Bernard Levy.

Selon les Echos, CGN et CNNC prendraient une participation globale de 33,5%. L'accord prévoit par ailleurs la possibilité de construire un réacteur "Hualong" sur le site de Bradwell, également détenu par la filiale britannique d'EDF, EDF Energy.

D'autres investisseurs pourraient entrer dans le projet par la suite. De son côté EDF gardera donc une participation de plus de 50% contrairement à son intention d'origine. Les difficultés d'Areva et le manque d'autres investisseurs à l'heure actuelle l'ont amené a en décidé autrement.

Les Echos rappellent que pour boucler le financement de ce projet, le groupe devrait entreprendre d'importantes cessions d'actifs d'un montant de 10 milliards d'euros d'ici à 2020.

La centrale nucléaire envisagée devait initialement être mise en service en 2023, mais le patron d'EDF au Royaume-Uni, Vincent de Rivaz, a reconnu récemment que cette échéance ne serait sans doute pas tenue en raison du temps pris pour confirmer l'investissement.

Quand EDF fournit l'énergie de Procter and Gamble avec des éoliennes

EDF a signé ce mardi un partenariat avec le groupe américain de produits d'hygiène et de santé Procter and Gamble (P&G) pour fournir en électricité d'origine éolienne ses sites nord-américains de fabrication des produits de soin du linge et de la maison. "L'électricité vendue à P&G dans le cadre d'un contrat de fourniture d'électricité à long terme sera produite à partir d'un parc éolien qui sera mis en service fin 2016 dans le comté de Cooke (Texas)", indique le communiqué diffusé ce mardi.

J.M. avec AFP