BFM Business

Vincent Bolloré toujours en garde à vue

L'industriel breton, visé par une information judiciaire pour "corruption d'agents publics étrangers", a passé la nuit dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre.

Vincent Bolloré a été placé en garde à vue. L'industriel breton fait en effet l'objet de soupçons de corruption, lors de l'obtention de concessions portuaires en Afrique. Il a été convoqué dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre mardi, comme l'a révélé Le Monde. Il y a ensuite passé la nuit, et se trouvait toujours en garde à vue ce mercredi, a appris BFMTV.

Deux autres cadres du groupe Bolloré ont eux aussi connu le même sort, rapporte le quotidien. Il s'agit du directeur général Gilles Alix, et du responsable du pôle international de l'agence Havas, Jean-Philippe Dorent.

Toujours selon Le Monde, une information judiciaire a été ouverte, notamment pour "corruption d’agents publics étrangers", concernant les conditions d’obtention de concessions à Conakry (Guinée) et à Lomé (Togo). Elle vise à déterminer si le groupe Bolloré a utilisé ses activités de conseil politique, par le biais d'Havas, pour obtenir la gestion des ports de ces deux villes.

Le groupe Bolloré dément toute irrégularité

Dans un communiqué, l'entreprise a "démenti formellement" des irrégularités, tout en admettant faire l'objet d'une "enquête relative à des facturations de prestations de communication en Guinée et au Togo portant sur les années 2009 et 2010".

"Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence", poursuit le texte. "L'audition de ses dirigeants permettra d'éclairer utilement la justice sur ces questions qui ont fait l'objet d'une expertise indépendante qui a conclu à la parfaite régularité des opérations".

Peu après la publication de cette information le cours de l'action du groupe Bolloré a accusé une baisse brutale en Bourse. A 12h, celle-ci perdait près de 6%.

-
- © Tradingsat
Y.D. avec agences