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Vincent Bolloré sera-t-il la solution d'avenir pour Vivendi ?

Vincent Bolloré est vu comme le potentiel sauveur de Vivendi qui traverse une mauvaise passe (Photo : Reuters)

Vincent Bolloré est vu comme le potentiel sauveur de Vivendi qui traverse une mauvaise passe (Photo : Reuters) - -

Vivendi publiera ses résultats trimestriels ce lundi soir 14 mai après bourse, alors que le groupe est confronté à de nombreuses difficultés. Pour certains investisseurs, son salut est maintenant dans les mains de Vincent Bolloré.

Vivendi traverse une mauvaise passe. Côté téléphonie, SFR souffre de l'arrivée de Free dans le mobile. Côté médias, Canal+ est sous pression avec l'arrivée d'Al Jazeera dans le sport sur la télévision française. En attendant la publication des résultats ce soir, les investisseurs sont dans l’appréhension et envisagent déjà des solutions pour que le groupe retrouve de la vigueur. Ainsi, le nom de Vincent Bolloré est de plus en plus évoqué comme le "sauveur" de Vivendi.

L'homme d'affaires détient aujourd'hui officiellement un peu plus d'1 % du capital de la holding. Et sa participation devrait encore augmenter avec la vente de ses deux chaînes de TNT à Canal+ et de probables achats de titres sur le marché. Vincent Bolloré viserait 5 à 10 % du capital de Vivendi, ce qui ferait de lui un actionnaire de référence.

Les premiers pas vers la constitution d’un pôle "entertainment" ?

Faut-il y voir une stratégie sur le long terme ? Certains analystes estiment en effet que l’homme d’affaires a une idée derrière la tête. Comme par exemple faire entrer Havas, dont il est le président, dans le giron de Vivendi. Ce serait une nouvelle occasion de monter encore au capital du groupe de média sans débourser trop de cash. Ce serait aussi les prémices de la formation d'un pôle média, dirigé par Vincent Bolloré, avec Havas, Canal+, Universal et Activision.

La scission de Vivendi en deux pôles, d’un côté les médias et de l’autre les télécoms, est une des solutions les plus poussées par les investisseurs pour que le groupe retrouve une valorisation à la hauteur de ses actifs (voir graphique ci-contre, le titre Vivendi). Une valorisation qui, selon les spécialistes, est inférieure de 40 % à la valeur réelle de chacune de ses branches.

Simon Tenenbaum