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PETA s'insurge contre la hotline des victimes d'agressions anti-fourrure

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- - Saeed Khan - AFP

L'association de défense des animaux se révolte ce mardi après que la Fédération de la fourrure a mis en place un numéro spécial pour les adeptes de la fourrure victimes d'agression de militants de la cause animale.

Les animaux sont "les véritables victimes" de l'utilisation de la fourrure dans la mode, a estimé mardi l'association PETA, dénonçant la mise en place d'une hotline téléphonique pour de possibles "victimes d'agressions" de militants anti-fourrure.

"Les véritables victimes sont les animaux exploités pour la production de fourrure", s'insurge PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) dans un communiqué. "Dans cette industrie cruelle, des visons, des renards, des chinchillas, des chiens viverrins, des chats et bien d'autres animaux vivent confinés dans des cages et sont gazés, électrocutés ou battus à mort", poursuit l'association.

"L'heure est à la compassion: aujourd'hui, la plupart des consommateurs ne veulent pas porter la peau d'animaux qui ont été maltraités de la sorte", assure encore PETA, qui se dit prêt à continuer "de défendre les intérêts des animaux torturés et massacrés pour les fabriquer" et met en avant les alternatives existantes à la fourrure ou au cuir.

"Des amoureux de la fourrure se font agresser"

La Fédération française des métiers de la fourrure a annoncé lundi la mise en place d'une hotline téléphonique pour "recueillir les témoignages d'agressions". "Toutes les semaines, des amoureux de la fourrure se font agresser dans la rue verbalement ou physiquement par des militants radicalisés", a justifié cette organisation professionnelle regroupant soixante entreprises, des éleveurs aux maîtres fourreurs, critiquant au passage "l'activisme et (les) contre-vérités des militants animalistes radicaux.

De nombreuses marques se sont engagées à ne plus utiliser de fourrure animale, comme récemment la griffe de luxe Gucci jusqu'à l'enseigne française de prêt-à-porter masculin Devred 1902. La créatrice britannique Stella McCartney bannit quant à elle la fourrure mais également le cuir de ses collections.

La Fédération française des métiers de la fourrure fait valoir de son côté que l'ensemble de ses fourreurs devraient s'approvisionner d'ici 2020 via des filières certifiées et que "la fourrure représente en France près de 300 millions d'euros de chiffre d'affaires et près de 2.500 emplois dans l'ensemble de la filière".

N.G. avec AFP