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LVMH signe des résultats record pour 2012

Bernard Arnault, le PDG de LVMH, a présenté des résultats en forte hausse pour 2012, mercredi 31 janvier.

Bernard Arnault, le PDG de LVMH, a présenté des résultats en forte hausse pour 2012, mercredi 31 janvier. - -

Le numéro un mondial du luxe a présenté des résultats annuels en forte augmentation, jeudi 31 janvier. Malgré tout, la possibilité d'un euro trop fort en 2013 inquiète Bernard Arnault.

La performance était attendue. Elle confirme, entre autres, que le luxe fait mieux que résister face à la crise. Pour preuve : LVMH, numéro un mondial du secteur a publié jeudi des résultats annuels record, marqués cependant par une croissance organique ralentie par le tassement de l'économie chinoise et la crise en Europe.

LVMH achève ainsi 2012 par un bénéfice net inédit de 3,43 milliards d'euros, légèrement inférieur aux attentes des analystes mais en hausse de 12%. Le résultat opérationnel courant a progressé de 13% à 5,92 milliards d'euros, pour une marge en légère baisse (21% contre 22% en 2011).

Le groupe dirigé par Bernard Arnault, actuellement au cœur d’une polémique à propos de son exil fiscal en Belgique, a vu ses ventes augmenter de 19% à 28,1 milliards d'euros en 2012.

Malgré tout, à taux de change constants, sa croissance se tasse et passe en dessous de la barre des deux chiffres, à 9% après avoir atteint 14% en 2011.

LVMH pourrait augmenter ses prix pour faire face à la hausse de l'euro

Lors de la présentation de ces résultats, le groupe a affirmé aborder 2013 "avec confiance" et se fixe "à nouveau comme objectif de renforcer son avance sur le marché mondial du luxe"

Seul bémol, selon Bernard Arnault : le risque d'un euro trop fort en 2013, qui pénaliserait les exportateurs français, dont LVMH. Même si ce dernier pourrait s'il le faut "augmenter (ses) prix" pour compenser une telle situation.

"La seule ombre au tableau pour 2013, c'est l'évolution des monnaies", a déclaré le dirigeant. "Il y a un risque de bataille monétaire, de dévaluation compétitive, qui risque d'entraîner un scénario en 2013 dans lequel un certain nombre de monnaies (...) baissent", alors qu'une remontée de l'euro est "hélas à mon avis prévisible" et "risque d'avoir un impact sur les affaires des exportateurs français".

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