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Libération envisage de supprimer 93 postes

La "une" de Libération en opposition avec le plan stratégique de la direction, en février dernier.

La "une" de Libération en opposition avec le plan stratégique de la direction, en février dernier. - Pierre Andrieu - AFP

La direction du journal a indiqué, ce lundi 15 septembre, qu'elle compte réduire les effectifs de 93 postes pour arriver à une rédaction unifiée web-print de 130 journalistes.

Libération va tailler dans ses effectifs. Ce lundi 15 septembre, la direction du quotidien a annoncé aux salariés son intention de supprimer 93 poste, entre CDI et CDD, sur un total de 250 personnes dont 180 journalistes.

A l'issue de cette réduction d'effectifs massive, la plus importante jamais envisagée dans le journal, la direction veut aboutir à une rédaction unifiée entre papier et web de 130 journalistes, a précisé dans un communiqué le directeur de la publication Laurent Joffrin.

Ce qui laisse entendre qu'une cinquantaine de postes seront supprimés dans la rédaction. Une clause de cession est déjà ouverte dans le journal depuis le 1er août, mais jusqu'ici seule une douzaine de personnes se sont portées volontaires.

"La crise de la presse, qui frappe cruellement les quotidiens, nous oblige à adapter nos effectifs (93 suppressions de postes envisagées), comme le font beaucoup de journaux en France et dans le monde", indique Laurent Joffrin.

"Un nouveau départ"

Il a annoncé quatre projets pour Libération. Le premier porte sur le renouvellement du site Liberation.fr avec une rédaction unifiée papier et web de 130 journalistes, qui travailleront sur tous les supports. Le deuxième consiste en la diffusion en ligne de tous les contenus de Libération, en mode payant.

Le troisième marquera un "profond renouvellement" du quotidien papier avec une nouvelle formule au premier semestre 2015. Enfin le dernier doit créer des "activités nouvelles" en relançant les forums, en lançant des suppléments et en transformant le mensuel Next.

"Cette réduction doit nous conduire à une exploitation bénéficiaire à la fin de 2015. L'indépendance du journal est à ce prix", ajoute-t-il.

"Cette diminution du nombre des salariés a été calculée de manière à nous donner les moyens de poursuivre notre tâche dans ces conditions réalistes. Une fois effectuée, elle sera aussi l'occasion d'un nouveau départ, fondé sur une transformation complète de notre entreprise", conclut Laurent Joffrin.

Au bord de la faillite, Libération a été renfloué fin juillet à hauteur de 18 millions d'euros, apportés principalement par le milliardaire Patrick Drahi, patron du groupe Altice (Numericable, SFR).

J.M. avec AFP