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Les vacances de printemps en mai, c'est "30.000 emplois en moins"

Dominique Marcel était l'invité de BFM Business ce 24 octobre.

Dominique Marcel était l'invité de BFM Business ce 24 octobre. - BFM Business

Dominique Marcel, PDG de la Compagnie des Alpes, était l'invité de BFM Business ce vendredi 24 octobre. Il demande à l'Etat de revoir le calendrier des vacances scolaires.

Les professionnels du tourisme grognent contre le calendrier scolaire. Tel qu'il est conçu aujourd'hui, il fait perdre à la montagne 30.000 emplois par an et 3% de recettes, a déploré ce 24 octobre le PDG de la Compagnie des Alpes, Dominique Marcel, sur BFM Business.

Selon Domaines skiables de France, les vacances de printemps ne représentent plus que 2% environ de l'activité, contre 5% quand les vacances ne débordaient pas sur le mois de mai.

Dans ces conditions, "il y aura de moins en moins de ski de printemps", a plaidé Dominique Marcel, et "c'est non seulement des emplois directs (en moins) mais ça veut dire aussi que la compétitivité globale est atteinte", parce qu'"il faudra amortir la saison sur une période beaucoup plus réduite", "ce qui veut dire des prix plus élevés et ainsi de suite..."

Le PDG de Compagnie des Alpes a implicitement appelé à une modification du calendrier scolaire: "L'Etat peut faciliter les choses" pour aider le tourisme à se développer, "en modifiant ou en améliorant l'environnement normatif".

Raccourcissement des vacances d'été

Depuis quelques années, les vacances de Pâques débordent sur mai, l'idée d'un raccourcissement des vacances d'été est dans l'air du temps, et les professionnels du tourisme bataillent sur le calendrier scolaire.

Le ministère de l'Education nationale avait indiqué à l'AFP le 16 octobre qu'il entendait recevoir prochainement les professionnels sur ce sujet, tout en faisant comprendre qu'il n'est pas question de rouvrir rapidement le dossier.

La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, "a indiqué que dans les prochaines semaines, les prochains mois, elle avait énormément de réformes à mener, et (que) donc elle ne pouvait pas ouvrir immédiatement cette question. Mais la position du ministère n'a pas du tout changé là-dessus", avait dit le ministère à l'AFP, entrebâillant ainsi la porte à une possible négociation ultérieure.

D. L.