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La L1 et les équipementiers: sale temps pour Puma

Lors de ses deux derniers matchs, le Parisien Marco Verratti (ici contre Bordeaux) portait des crampons sans logo.

Lors de ses deux derniers matchs, le Parisien Marco Verratti (ici contre Bordeaux) portait des crampons sans logo. - Mehdi Fedouach - AFP

Les équipementiers aussi s'affrontent sur les pelouses de L1, et nos confrères de Footpack ont compté les points à la mi-saison. Nike conserve la première place, Adidas la seconde, et l'éternel 3ème Puma se fait chahuter.

À la mi-temps, en décembre, c'est toujours Nike qui remportait le match des équipementiers en L1. Comme depuis trois saisons, constatent nos confrères de Footpack, l'américain domine largement. Que ce soit en nombre de maillots de clubs (5 équipes), en nombre de crampons équipant les joueurs (plus de 6 joueurs sur 10 contre 3 sur 10 pour Adidas) et enfin en prestige. La marque équipe en effet le PSG et Monaco, actuellement dans le trio de tête du classement, et des joueurs têtes d'affiche comme les Parisiens Thiago Silva et Edinson Cavani, et le Niçois Wylan Cyprien.

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De son côté, son challenger Adidas marque le pas. Le résultat d'un changement de stratégie, selon Footpack: l'équipementier de Nuremberg ne cherche plus la quantité mais la qualité. Résultat, seules trois équipes jouent avec un maillot à trois bandes (Olympique Lyonnais, Olympique de Marseille, et FC Lorient). Quant à ses joueurs stars, aussi réputés soient-ils, ils font moins vendre de maillots que ceux de Nike: le Parisien Angel Di Maria, le Marseillais Florian Thauvin et le Lyonnais Alexandre Lacazette, entre autres.

Mais l'équipementier le plus en difficulté cette saison, l'éternel troisième derrière les deux géants qui se partagent 94% du marché des crampons en L1, c'est Puma. En termes de maillots, l'allemand n'a que deux équipes dans son escarcelle, les Girondins de Bordeaux et le Stade Rennais, des équipes dont la notoriété n'est pas comparable à celle des locomotives du championnat sponsorisées par Nike et Adidas.

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Pire, Puma n'est plus tout seul sur la troisième marche du podium. Le félin a dû faire de la place à Kappa et Umbro. Même si ces derniers équipent des clubs moins prestigieux: respectivement Angers et Bastia d'un côté, Nantes et Caen de l'autre. Et les challengers ne manquent pas: six autres équipementiers ont chacun une équipe, 3 sont arrivés dans le championnat français seulement la saison dernière, et ne demandent qu'à grandir.

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Sur les chaussures, Puma s'en sort mieux. Indiscutable troisième avec plus de 3% des joueurs de L1, contre 2,6% que se partagent les 8 autres "petits". Mais en termes de prestige, là encore, la marque rencontre des difficultés. Elle chausse bien le fantasque Mario Balotelli, dont la visibilité se compte en millions de followers sur des réseaux sociaux où le Niçois est particulièrement actif. En revanche, Puma a vu son contrat avec sa star, Marco Verratti, s'achever le 31 décembre dernier. Et le conserver dans son écurie demandera un gros effort financier.

Le Parisien, qui recevait 250.000 euros par saison de son félin sponsor réclamerait désormais une somme supérieure à 1 million d'euros. Depuis la reprise du championnat après la trêve hivernale, il joue avec des crampons noirs, sans logo. Une technique employée avec succès par son ancien coéquipier Zlatan Ibrahimovic, jusqu'à obtenir de son équipementier, en l'occurrence Nike, le prix qu'il réclamait.

Nina Godart