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Fiducial en pole position pour racheter Sud Radio

La radio toulousaine cherche un acquéreur depuis l'an dernier

La radio toulousaine cherche un acquéreur depuis l'an dernier - -

Le groupe d'expertise comptable est entré en "négociations exclusives" pour racheter la radio toulousaine, après l'échec de la reprise par Marc Laufer.

Nouveau rebondissement dans la vente de Sud Radio. Fiducial est en "négociations exclusives" pour racheter la station toulousaine, ont annoncé, ce lundi 6 mai, les deux entreprises dans un communiqué.

"Fiducial répond aux critères que nous avions posés dans notre processus, notamment le maintien de l'emploi à Toulouse", a expliqué le vendeur, Jean-Eric Valli.

De son côté, Fiducial a indiqué que "ce projet d'acquisition s'inscrit dans sa stratégie d'implantation dans le secteur des médias initiée avec le magazine 'Lyon Capitale' et la chaîne 'Lyon Capitale TV'", respectivement en 2008 et 2010.

Ce groupe d'expertise comptable et de services aux entreprises avait aussi envisagé de racheter l'Expansion, puis étudié un rachat de la Tribune, et enfin été candidat -en vain- à une chaîne sur la TNT. Son dirigeant est le controversé Christian Latouche, qui ne cache pas ses opinions très droitières.

Le principal challenge du repreneur sera de faire remonter l'audience, passée de 511.000 auditeurs par jour durant la saison 2006-2007 à 323.000 en 2011-2012. Elle aurait encore diminué pour tomber à 250.000 auditeurs début 2013. Cette baisse d'audience entraîne mécaniquement une baisse des recettes publicitaires apportées par le GIE Les Indés Radios, qui sont proportionnelles à l'audience. "La baisse de 20% de l'audience enregistrée depuis mi-2012 se traduira par une baisse de 20% de ces recettes, soit près d'un million d'euros en moins", explique un expert. 

Tourner court

Sud Radio avait été mis en vente l'an dernier, avec un mandat confié à Jean-Marie Messier. Plusieurs groupes avaient alors regardé le dossier, comme TF1 ou Arthur (déjà propriétaire de Ouï Fm).

Finalement, un accord de reprise avec été conclu avec Marc Laufer, mais il avait tourné court. Il faut dire que ce dernier avait revu son prix à la baisse. Selon des sources industrielles, alors qu'il proposait initialement 3,5 millions d'euros, il n'offrait plus, après examen des comptes, qu'un million d'euros (à ce chiffre s'ajoutait 2,5 millions d'euros de reprise de dettes).

Après cet échec, le processus avait été relancé. TF1, Arthur et Bernard Tapie avaient indiqué ne plus être candidats. Mais plusieurs offres avaient été déposées. Le favori était un consortium associant La Dépêche du midi, Mediameeting et Didier Quillot (ancien patron d'Orange et de Lagardère Active), mais son prix intial était inférieur au million de Marc Laufer.

Une autre offre avait aussi été déposée par Medias du sud, qui détient plusieurs télévisions locales (Marseille, Montpellier, Nîmes).

La lettre A avait aussi cité comme repreneurs potentiels Le Midi Libre et NextRadioTV (à qui appartient ce site web), qui indique ne pas avoir déposé d'offre.

Jamal Henni