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Fair-play financier: le PSG à l'amende

Nasser Al-Khelaïfi, le président du Paris Saint-Germain, devra composer avec les sanctions de l'UEFA.

Nasser Al-Khelaïfi, le président du Paris Saint-Germain, devra composer avec les sanctions de l'UEFA. - -

Le club de la capitale devrait être concerné par les sanctions que dévoilera l'UEFA dans les prochains jours. Ces dernières pourraient freiner son développement exponentiel.

Tout juste auréolé d'un nouveau titre de champion, le PSG travaille déjà à l'amélioration de son effectif en vue de la prochaine saison. Mais les sanctions qui seront imposées par l'UEFA dans le cadre du fair-play financier pourraient bien contrarier ses ambitions.

Si elle devait initialement avoir lieu vendredi 9 mai, l'annonce de ces sanctions a de nouveau été reportée à la semaine à venir. Mais ces dernières ont déjà fuité, et devraient s'avérer plus lourdes que prévu.

Le club parisien devrait ainsi voir sa masse salariale plafonnée à son niveau actuel (autour de 230 millions d'euros), selon une information de L'Equipe. En outre, il n'aurait le droit d'inscrire que 21 joueurs (au lieu de 25) en Ligue des Champions et ne pourra recruter cet été qu'un seul joueur, pour un montant maximal de 60 millions d'euros. Tout autre recrutement devrait être soumis à une vente préalable de joueur.

Amende de 60 millions d'euros

Enfin, l'UEFA pourrait infliger une amende d'environ 60 millions d'euros sur trois ans, qu'elle prélèverait sur les versements liés aux droits télé et aux primes de résultat en Ligue des Champions.

Les experts du fair-play financier reprochent en fait au club parisien le montant du contrat d'image passé avec QTA, l'office du tourisme du Qatar, qui assure au PSG quelque 200 millions d'euros par an. Or, selon plusieurs sources, les experts estiment à environ 100 millions d'euros par an la "juste valeur" du contrat. Ce qui constitue tout de même une bonne opération pour le PSG.

Mais le club devra tenir compte de la nouvelle valeur de ce contrat pour équilibrer son budget 2014-2015, avec un déficit autorisé de 30 millions d'euros maximum.

Yann Duvert avec AFP