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Fair-play financier du foot: Bruxelles supporte Platini

L'équipe de football de Lens.

L'équipe de football de Lens. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le président de l'UEFA a obtenu le soutien de Bruxelles pour mettre fin aux dérives financières des clubs européens. En France, outre Paris et Monaco, Lens pourrait à terme être sous surveillance.

Le président de l'UEFA, l'association dirigeante du football européen, a obtenu, jeudi 3 avril, le soutien de Bruxelles dans son combat pour que les clubs européens ne dépensent pas plus que ce qu'ils gagnent. Ce sont les règles du fair-play financier, qui prévoient en outre des sanctions pour ceux qui n'en respectent pas les principes.

L'UEFA dévoilera fin avril le nom des clubs menacés, après que ses inspecteurs aient passé à la loupe les cas des clubs engagés dans les compétitions européennes. Le soutien de Bruxelles va notamment permettre à l'UEFA de se prémunir ainsi contre les inévitables contestations devant les tribunaux.

En France, outre Paris et Monaco, un autre club pourrait devenir très surveillé s'il revenait en ligue 1: Lens.

Une fortune issue du BTP et du transport d'hydrocarbure

Le club, qui pourrait remonter de la deuxième à la première division à la fin de la saison, a été racheté l'an dernier par un homme d'affaire azerbaïdjanais, Hafiz Mammadov. Celui-ci ne cache pas son ambition d'en faire, à terme, le "nouveau riche du foot français".

Lorsqu'il prend le contrôle du club en 2013, Hafiz Hammadov promet de faire du collectif nordique "le meilleur club du monde". L'homme d'affaire, dont la fortune évaluée à 1,5 milliard de dollars provient du transport d'hydrocarbures et du BTP, défraye régulièrement la chronique. Ses détracteurs dénoncent sa très grande proximité avec le pouvoir en place, qu'ils désignent comme origine de sa réussite financière.

20 millions d'euros d'investissement

L'Azerbaïdjan, qui traîne l'image d'une véritable dictature, semble en tout cas soutenir cette entreprise de séduction à l'étranger. Sur les maillots du FC Porto et de l'Atletico Madrid, où Hammadov a également investi, figure ce logo tape à l'œil: "Azerbaïdjan, Land of fire".

Un modèle promotionnel qui n'est pas sans rappeler la stratégie du Qatar avec le PSG. Mais la comparaison s'arrête là. L'Azerbaïdjanais n'a investi à Lens que 20 millions d'euros à ce jour, contre 150 à 200 millions d'euros des Qataris dans le club parisien. Pour devenir le "meilleur club du monde", il faudra donc encore attendre quelques saisons...

Guillaume Paul et BFMbusiness.com