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Droits TV: le Real et le Barça plombés par une nouvelle loi?

Les clubs espagnols sont actuellement en train de négocier leurs droits TV.

Les clubs espagnols sont actuellement en train de négocier leurs droits TV. - -

Le gouvernement espagnol a annoncé, jeudi 18 avril, qu'il souhaitait instaurer la mutualisation des droits TV, principale source de revenus des clubs de football. Jusqu'à présent, le Barça et le Real Madrid se partageaient la moitié du gâteau.

Le football espagnol n'a pas attendu la récession qui sévit dans le pays pour plonger dans la crise. Les clubs professionnels, plombés par une dette faramineuse, se retrouve dans une situation qui menace l'ensemble du secteur. Seules exceptions, jusque là, le FC Barcelone et le Real Madrid peuvent envisager l'avenir avec sérénité. Mais une nouvelle loi, annoncée jeudi 18 avril par le ministère des Sports, risque de changer la donne.

Car les deux cadors de la Liga profitent actuellement d'un système de répartition des droits TV – qui constituent la principale source de leurs revenus- avantageux, car profondément inégalitaire.

Les clubs espagnols, qui font d'ailleurs figure d'exception en Europe de ce point de vue, négocient actuellement la vente de leurs droits chacun de leur côté. Partout ailleurs, ces droits sont mutualisés, pour une meilleure redistribution. C'est ce système, effectif à la fin de l'année, que veut instaurer le gouvernement espagnol.

L'Espagne, l'exception en Europe

Actuellement, le Barça et le Real Madrid se partagent la moitié des 650 millions d'euros versés par les diffuseurs. Lors de la saison 2010/2011, le club catalan a ainsi touché 163 millions d'euros, contre 156 pour son rival madrilène. Troisième de ce classement, le FC Valence n'a touché, lui, que 42 millions d'euros.

La nouvelle loi, lorsqu'elle sera adoptée, devrait donc plomber les comptes des deux plus grands clubs d'Espagne, pour soulager leurs adversaires et assurer la pérennité du football professionnel espagnol.

Avec cependant deux bémols: les contrats de diffusion sont encore valables deux, voire trois ans pour certains clubs. Et le ministère des Sports a d'ores et déjà indiqué que les clubs négocieraient entre eux la nouvelle répartition des droits. Lorsqu'on connaît l'influence des deux monstres du football ibérique, il est logique de penser que la négociation tournera en leur faveur. Reste à savoir jusqu'à quel point.

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Yann Duvert