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Depuis la reprise des courses, le PMU "repart très fort"

Invité sur BFM Business, le nouveau président du PMU, Philippe Augier, est revenu sur la situation des courses hippiques depuis le début du déconfinement.

Le PMU revient fort. Privés de paris pendant le confinement, les aficionados de la course hippique peuvent de nouveau suivre leur sport favori depuis le 11 mai dernier, date du début du déconfinement. Et pour le Groupement d'intérêt économique (GIE), constitué d'une soixantaine de sociétés de courses, dont France Galop et Le Trot, c'est forcément un bonne nouvelle, d'autant plus qu'il sort d'un vaste plan d'économies.

"La stratégie mise en place par Bertrand Meheut et Cyril Linette (respectivement ancien président et actuel directeur général du PMU, NDLR) s'avérait excellente puisque, juste avant la crise, les enjeux étaient en forte hausse" explique ce mardi le nouveau patron du PMU, Philippe Augier, sur le plateau de 12H, l'Heure H.

"Evidemment, la crise a stoppé tout cela" poursuit-il. "Mais depuis que les courses ont lieu à nouveau (…) ça repart très fort parce qu'il y a beaucoup de joueurs attachés au jeu sur les courses et qu'ils étaient en manque. Donc ils reviennent en nombre." Une bonne nouvelle, d'autant que tous les bars PMU en zone orange n'ont pas encore rouverts.

"On préférerait qu'il y ait du public"

"On est déjà revenu à un niveau, depuis le 11 mai, qui est à peu près de 60%, 70% des paris équivalant (à) l'année dernière. Ce qui est plutôt au-delà de nos espérances" résume Philippe Augier, qui est aussi le maire de Deauville.

Reste encore à attendre les décisions du Premier ministre Edouard Philippe pour ramener les spectateurs dans les hippodromes. "Pour l'instant, toutes les grandes courses sont maintenues, certaines ont changé de dates, légèrement" explique le patron du PMU. "On préférerait qu'il y ait du public" insiste-t-il, quitte à rester en dessous de 5.000 spectateurs.

Après des années de recul des paris hippiques, avec une baisse de près de 2 milliards d'euros d'enjeux depuis 2012, le PMU a commencé à inverser la tendance en 2019 grâce à un plan de relance. L'an passé, le GIE avait généré 9,56 milliards d'euros d'enjeux au total (-1,5% sur un an), dont 7,7 milliards d'euros pour les paris hippiques en France (-0,5% par rapport à 2018).

Thomas Leroy