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Comment Roland-Garros veut séduire les meilleurs joueurs

Novak Dkokovic et Rafael Nadal, les deux finalistes de l'édition 2014.

Novak Dkokovic et Rafael Nadal, les deux finalistes de l'édition 2014. - Miguel Medina - AFP

Le prestigieux tournoi parisien va, cette année encore, fortement augmenter son "prize money". Une nouvelle étape dans la course engagée avec les autres compétitions du Grand Chelem.

Comme chaque année, la Fédération française de tennis (FFT) redouble d’efforts pour que les meilleurs joueurs mondiaux apprécient leur passage à Paris. Et comme l’an dernier, cela passe par une dotation toujours plus importante. Pour cette édition, les vainqueurs des simples messieurs et dames de Roland-Garros empocheront chacun 1,8 million d'euros, soit une hausse de 150.000 euros par rapport à l'an dernier, a annoncé mardi la FFT.

Surtout, le "prize money" des Internationaux de France a été globalement augmenté de 3 millions d'euros pour atteindre 28.028.600 euros, soit 12% de plus qu'en 2014 (25 018 900 euros). L’an passé, il avait déjà augmenté de 3 millions d’euros environ.

Une fois encore, la hausse la plus significative porte sur les joueuses et joueurs qui perdront aux deuxième et troisième tours, ainsi qu'en huitièmes de finale (près de 20 %), a indiqué la FFT. Une requête formulée depuis longtemps par les joueurs, dont certains -notamment les joueurs "moyens"- peinent à vivre de leur passion.

Mieux que l'Open d'Australie

Mais l’augmentation du "prize money" de Roland-Garros s’explique surtout par la volonté de se hisser à la même hauteur que les autres tournois du Grand Chelem. A titre de comparaison, la dotation globale de l'Open d'Australie en 2015 était de 27,5 millions d'euros (40 millions de dollars australiens) et les vainqueurs en individuel recevaient un chèque de 2,13 millions d'euros. Celle de Wimbledon s'élevait en 2014 à 30,43 millions d'euros (25 millions de livres), dont 2,14 millions d'euros pour les lauréats en simple. A l'US Open, environ 38,3 millions de dollars (28,1 millions d’euros) avaient été distribués la même année dont 2,2 millions d'euros pour chaque vainqueur en simple.

En outre, les tournois Masters 1000 (Londres, Madrid, Rome) augmentent également de manière considérable leurs dotations, attendant la libération hypothétique d'une place dans le Grand Chelem.

Reste à savoir comment la FFT compte financer cette hausse conséquente, alors qu’elle pouvait compter, lors des éditions précédentes, sur un nouveau contrat de partenariat (Emirates) ou sur l’augmentation des droits TV. Interrogée, cette dernière n’a pas donné suite à nos sollicitations sur ce point.

Yann Duvert avec AFP