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Cinema: le "Bon Dieu" fait les affaires d'UGC

Christian Clavier et Chantal Lauby dans "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu".

Christian Clavier et Chantal Lauby dans "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu". - Limon Yapım - UGC

UGC devrait obtenir d'excellents résultats financiers pour 2014, grâce au succès de "qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu". Même si faire des films est une faible part de son activité, selon Les Echos ce 24 septembre.

UGC peut faire la fête en cette année 2014. "Qu'est-ce qu'on a fait un bon dieu", un film produit et distribué par la major française et son succès démesuré vont faire gonfler sa trésorerie, selon Les Echos ce 25 septembre.

Le film dans lequel jouent Christian Clavier et Chantal Lauby, avec ses 12 millions d'entrées, est en effet devenu le septième film français qui a fait le plus d'entrées en salles de tous les temps. Derrière les "Bienvenue chez les ch'tis" et autres "Intouchables".

Lors du bouclage du plan de financement du film -12,8 millions d'euros de budget prévisionnels déposé au Centre national du Cinéma (CNC)- UGC ne tablait que sur 2 millions d'entrées, ce qui aurait déjà constitué un succès commercial.

13 millions d'euros de budget pour 18 millions de bénéfices

Financer la production d'un film est un gros risque. Ce budget prévisionnel de près de 13 millions d'euros, c'est l'équivalent des bénéfices d'UGC en 2012, et pas loin de son résultat net en 2013, de 18,3 millions d'euros, notamment généré par le succès des "profs" en salles.

Autant dire que produire un flop peut ruiner un groupe. Sauf si, comme UGC, on diversifie ses sources de revenus, notent Les Echos. Le journal rappelle ainsi que, comme ses concurrents Gaumont et Pathé, UGC tire une grosse partie de ses revenus (deux tiers en 2013), de l'exploitation de salles obscures.

Le risque est bien moindre sur ce segment, note encore le quotidien, du fait de la "récurrence" de cette activité. UGC dispose ainsi de 36 multiplex, dotés de 392 écrans dans 10 agglomérations (Paris et sa région, Lyon, Bordeaux, etc., sauf Marseille).

UGC est ainsi le troisième acteur français de l'exploitation de salles. Son chiffre d'affaires a atteint 331,8 millions d'euros en 2013. Une taille qui lui permet de peser dans les relations avec les distributeurs de films, notamment les grandes majors américaines. 

N.G.