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2013, une année difficile pour la publicité

Les annonceurs sont de plus en plus prudents.

Les annonceurs sont de plus en plus prudents. - -

Les investissements dans le secteur vont reculer de 2,8% cette année selon les dernières prévisions de ZenithOptimedia. Les professionnels, réunis ce vendredi 13 décembre pour le Cristal festival, s'inquiètent du manque d'audace des campagnes publicitaires

2013 a été une année très difficile pour le secteur de la publicité. Les investissements sont en berne: -2,8% selon les toutes dernières prévisions de ZenithOptimedia. Conséquence: les campagnes publicitaires sont de moins en moins créatives, de moins en moins audacieuses.

Un phénomène déploré par les professionnels du secteur qui se sont réunis à Courchevel pour le Cristal Festival. Ces derniers s’inquiètent ainsi du manque d’audace des campagnes de ces récents mois, les budgets de communication des grandes marques se sont réduits.

Et c’est le retour sur investissement qui prime sur la créativité. Les annonceurs, de plus en plus prudents, mènent la vie dure aux publicitaires.

"Les agences sont sur les dents"

Quand un appel d’offres est lancé il n’est pas rare que sept ou huit agences se retrouvent en compétition. Là où elles n’étaient que trois ou quatre par le passé.

"Les agences sont sur les dents", confirme un spécialiste du secteur. Impossible aujourd’hui de présenter, comme dans Mad Men, une campagne révolutionnaire, avec deux dessins et un paper-board.

Pour répondre à un appel d’offre "il faut dépenser des dizaines de milliers d’euros", confie le patron d’une grosse agence parisienne. Et arriver avec un projet quasiment abouti (y compris le site internet et l’application pour tablette).

L’investissement est tellement lourd que plus personne ne veut prendre de risques. Pire, les petites agences, souvent les plus créatives, n’ont pas les reins assez solides et se retrouvent excluent des compétitions.

Simon Tenenbaum