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Coronavirus: Berçy reçoit les entreprises impactées par l'épidémie 

Le ministère de l'Economie et des Finances réunit ce vendredi les représentants des entreprises tricolores et des différents secteurs économiques afin de faire le point sur l'impact de l'épidémie de coronavirus.

C'est le branle-bas de combat ce vendredi à Bercy. Bruno Le Maire et sa secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher ont décidé d'organiser dans la matinée une réunion "très large" aux côtés des organisations patronales (Medef, U2P, etc.) et des représentants de nombreuses filières, comme celles de la santé, du bois, de l'automobile, du luxe, de l'agroalimentaire, de la mer, du nucléaire ou encore du ferroviaire.

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Objectif: prendre la mesure des éventuelles complications que rencontrent les différentes filières face au coronavirus et voir comment elles "anticipent des difficultés si (l'épidémie) continue", a expliqué le ministère.

Le virus Covid-19 est apparu fin janvier dans la province du Hubei en Chine, où de nombreux grands groupes internationaux possèdent des usines. Pékin a mis en place des mesures de confinement et de quarantaine, paralysant ainsi l'activité économique des usines du pays, alors que le virus a déjà contaminé environ 75.000 personnes et entraîné le décès de plus de 2.100 personnes.

Les entreprises françaises font leurs comptes

Des conséquences se font déjà sentir pour de nombreuses entreprises françaises, qui sont présentes en Chine ou dont le pays est un maillon essentiel de la chaîne de production.

Jeudi, le groupe d'équipements et services à l'énergie Schneider Electric a ainsi indiqué que son usine de Wuhan, épicentre du virus, n'avait pas redémarré, tandis que le groupe hôtelier Accor a souligné que 200 de ses hôtels en Chine et à Hong Kong avaient une activité à l'arrêt.

Le secteur du transport aérien est également touché, alors que de nombreuses compagnies, dont Air France, ont suspendu leurs vols à destination et en provenance de la Chine. Même chose pour l'automobile, Wuhan étant un centre incontournable de production pour de nombreux constructeurs et équipementiers, dont PSA, Renault ou Valeo.

Le géant du luxe Kering a lui déjà noté une forte baisse de ses ventes en Chine début 2020 à cause de l'épidémie. Selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, l'épidémie pourrait à ce stade amputer la croissance française de 0,1 point de pourcentage en 2020. "Si jamais ça persiste et que l'épidémie prend de l'ampleur, bien entendu que l'impact sera plus important", avait-il prévenu mi-février.

JCH avec AFP