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Ce patron de droguerie promet 5000 euros à la personne qui lui trouvera son successeur

Un patron offre 5000 euros au client qui lui trouvera un successeur

Un patron offre 5000 euros au client qui lui trouvera un successeur - moerschy - Pixabay

Pour trouver un repreneur à sa droguerie de Strasbourg, Jean-François Feldmann lance un appel à ses clients avec, à la clé, une belle récompense.

À 63 ans, Jean-François Feldmann a décidé de passer la main. Ce patron de la droguerie Monvoisin à Strasbourg souhaite désormais consacrer son temps à la gestion d’un site de vente en ligne. Problème, il ne parvient pas à trouver un repreneur pour son magasin où ses trois salariés vendent à la fois de la literie, de l’électro-ménager ou encore des fournitures de papeterie, rapporte France Bleu Bas-Rhin.

Alors, pour résoudre ce casse-tête, il a décidé de faire un appel à ses clients. "Qui veut gagner 5000 euros?", est-il écrit sur une affiche placardée sur la vitrine de sa droguerie. Et pour cause, Jean-François Feldmann promet une récompense de 5000 euros au premier client qui lui dénichera son successeur.

"Soyez le premier à me présenter la personne qui reprendra ma droguerie et le jour de la vente, je vous donne 5000 euros", explique celui qui présente son magasin comme "l’une des plus belles affaires commerciales de Strasbourg avec un fort potentiel de développement".

"Communiquer sur le fait qu’on veut céder une activité, c’est très difficile"

Avec cette offre alléchante, Jean-François Feldmann espère arriver à ses fins. D’autant que "communiquer sur le fait qu’on veut céder une activité, c’est très difficile", reconnaît-il, en comptant sur l’entourage de ses clients: "Est-ce qu’ils connaissent quelqu’un, un beau-frère, un cadre dans une banque, un professeur des écoles, je ne sais pas, qui a envie de changer complètement de métier?".

La difficulté à trouver un repreneur pour un commerce de proximité n’est pas une problématique nouvelle. Déjà en 2015, le baromètre du Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) pointait la baisse du nombre de transmissions des fonds de commerce de près de 10% par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. Notamment en raison du développement continu du e-commerce et de la grande distribution.

Paul Louis