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Carrefour, déjà numéro 1 de la distribution alimentaire au Brésil, rachète Grupo Big

Un hypermarché Carrefour à Saint-Herblain, près de Nantes, le 13 janvier 2021

Un hypermarché Carrefour à Saint-Herblain, près de Nantes, le 13 janvier 2021 - LOIC VENANCE © 2019 AFP

Le groupe Carrefour a annoncé mercredi le rachat de Grupo Big, troisième acteur de la distribution alimentaire au Brésil, pour un montant de 1,1 milliard d'euros.

Carrefour renforce sa position de leader au Brésil. Le groupe de distribution alimentaire a annoncé mercredi l'acquisition de Grupo Big, le troisième acteur du pays, pour 7 milliards de reals brésiliens, soit 1,1 milliard d'euros environ, auprès du fonds d’investissement américain Advent International et du distributeur Walmart.

Les importantes synergies générées par cette transaction sont un levier de création de valeur supplémentaire et un ajout puissant au modèle de croissance rentable que nous avons établi à l'échelle de notre groupe", a salué le PDG Alexandre Bompard, qui réalise ainsi la plus grosse acquisition depuis son arrivée à la tête de Carrefour en 2017.

Depuis 1975, le distributeur français a implanté au Brésil son modèle basé sur les hypermarchés. Il est désormais le premier acteur de la distribution alimentaire dans le pays, devant Grupo Pao de Açucar (GPA), propriété d'un autre français, Casino.

Un pays dynamique

La nouvelle entité de Carrefour au Brésil devrait générer un chiffre d'affaires d'environ 100 milliards de reals (15 milliards d'euros), grâce à son réseau de 876 magasins, dans des régions où le groupe était encore peu présent.

Le Brésil est un marché très dynamique. Carrefour a vu son chiffre d'affaires bondir de 18,2% dans le pays en 2020, alors qu'au niveau mondial, le groupe a connu une croissance de 7,8%.

En début d'année, Carrefour avait tenté un autre rapprochement outre-Atlantique avec le canadien Couche-Tard. Mais les négociations avaient été interrompues après un veto de Paris. Le gouvernement français s'était opposé au rachat de Carrefour par le groupe canadien, au motif que "la sécurité alimentaire" de la France "n'a pas de prix".

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech