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Canicule: les entreprises doivent veiller à la santé de leurs salariés

En 2003, la justice a donné raison à un ouvrir du bâtiment qui avait exercé un droit de retrait.

En 2003, la justice a donné raison à un ouvrir du bâtiment qui avait exercé un droit de retrait. - -

Ce 1er août pourrait être le jour le plus chaud de l'été. Si la loi ne prévoit aucune température maximale où il est interdit de travailler, les employeurs doivent s’assurer de la sécurité de leurs salariés.

Encore des températures caniculaires en France ce 1er août! Un épisode météo pas toujours facile à supporter sur son lieu de travail, surtout pour ceux qui exercent dehors. Dans ces conditions, les chefs d'entreprises ont un certain nombre d'obligations pour garantir la sécurité et la santé de leurs salariés.

Pas question de laisser ses employés sans protection sous un soleil de plomb. La loi ne prévoit aucune température limite où il est interdit de travailler, mais un employeur doit garantir la santé de ses salariés.

Droit de retrait pour le salarié

Le chef d'entreprise peut décider, par exemple, d'ajouter des ventilateurs dans un bureau ou de distribuer régulièrement de l'eau pour ceux qui travaillent en plein air. La jurisprudence est d'ailleurs du côté des salariés.

Pendant la canicule de 2003, un employé dans le bâtiment, affecté aux toitures, avait refusé de travailler plus de cinq heures d'affilée. Son entreprise l'avait licencié, une décision qui avait été invalidée par la justice quelques années plus tard.

A partir du moment où le salarié estime que l'exercice de son travail présente un danger pour sa personne, il est autorisé à exercer un droit de retrait. En cas de refus de l'employeur, c'est à un juge de trancher. Et si l'entreprise n'a rien fait pour remédier à la chaleur, la décision à de grandes chances d'être favorable au salarié. 

Simon Tenenbaum