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L'immobilier de luxe retrouve de son éclat à Paris

L'immobilier de luxe repart à Paris

L'immobilier de luxe repart à Paris - -

Selon le groupe Daniel Féaux, les prix de l'immobilier de luxe ont baissé au premier trimestre 2013. Barnes, lui, note que les transactions ont progressé.

L'immobilier de luxe parisien tente de reprendre des couleurs. Alors qu'en 2012, le secteur affichait une baisse de transactions par rapport à 2011, "le début de l'année 2013 semble annoncer un rebond de l'activité", souligne le groupe Barnes dans un communiqué du jeudi 18 avril.

La société internationale d’immobilier résidentiel haut de gamme a enregistré, au premier trimestre, une augmentation de 30% du nombre de ventes par rapport à 2012, avec un stock de biens à vendre en hausse de 50% par rapport à l'an dernier. 

L'une des explications de cette reprise pourrait être la baisse des prix. Daniel Féaux, dans un communiqué, ce vendredi 19 mars, note que les prix immobiliers de luxe ont baissé de 8% à 10% au premier trimestre.

Pas de chute des prix prévue

Néanmoins, deux petits bémols sont à apporter à ces bonnes nouvelles. Tout d'abord, la baisse des prix ne devrait pas se poursuivre. Si Daniel Féau estime que le marché "peut encore se tasser", la société écarte une "chute plus sensible". Elle met notamment en avant un stock "historiquement faible", l'image de sécurité liée à l'immobilier ou encore l'appétence des clients étrangers pour Paris.

De plus, Barnes note que "dans l'immobilier haut de gamme, la clientèle européenne a quasiment disparu". Les Russes, Chinois et Moyen-Orientaux sont les seuls présents.

En France, les acquéreurs venant de Russie réalisent des achats entre 1 million et 10 millions d'euros essentiellement à Paris, sur la Côte d’Azur dans les stations des Alpes (Courchevel, Chamonix et Megève).

"Les Chinois recherchent dans l’immédiat, essentiellement des propriétés style vignobles et haras, mais il parait probable que, dans un 2ème temps, ils souhaitent également acquérir un pied-à-terre de prestige à Paris", précise Thibault de Saint Vincent, Président de Barnes.

Les Saoudiens recherchent, eux, un bien prestigieux, une belle adresse (Foch, Montaigne). Il s'agit d'un achat "plaisir". A la différence des Qataris qui privilégient les investissements (rendement 5 %).

Diane Lacaze