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Balenciaga retire une campagne mettant en scène des enfants et s'excuse

Balenciaga présente ses excuses.

Balenciaga présente ses excuses. - Gabriel Olsen - GETTY - AFP

Critiquée pour avoir mis en scène des enfants dans des photos reprenant des codes du sadomasochisme, la marque de luxe a fait son mea culpa.

Si Balenciaga a fait de la provocation sa marque de fabrique, elle a cette fois-ci décidé de rétropédaler. Alors qu'elle avait mis en scène dans sa dernière campagne publicitaire des enfants avec des ours en peluche en tenue de bondage, la marque a fait l'objet d'une pluie de critiques.

A tel point que la griffe française, accusée de sexualiser des enfants en reprenant des codes du sadomasochisme, a finalement choisi de retirer la série de photos en question.

"Nous nous excusons sincèrement pour toute offense causée par notre campagne de vacances", a-t-elle écrit sur son compte Instagram.

"Nos sacs d'ours en peluche n'auraient pas dû être présentés avec des enfants", a poursuivi la marque du groupe Kering, avant d'ajouter: "nous avons immédiatement retiré la campagne de toutes les plateformes".

Des "documents troublants" repérés sur une autre image

Mais la maison de couture a présenté de nouvelles excuses dans la foulée de sa première publication.

"Nous nous excusons d'avoir affiché des documents troublants dans notre campagne", a écrit Balenciaga sur le réseau social.

Cette fois-ci, la marque fait référence à une autre campagne publicitaire réalisée dans le cadre d'une collaboration avec Adidas. Sur une photo publiée le 3 novembre dernier, un document de justice, à moitié caché par des affaires, mentionne des faits de pédopornographie, comme l'ont repéré des internautes sur Twitter.

Selon Le Figaro, il s'agirait de l'extrait d'un avis de la Cour Suprême des Etats-Unis de 2008. "L'arrêt avait alors déterminé que le fait d'offrir ou de demander de transférer, de vendre, de livrer ou d'échanger de la pédopornographie ne violait pas le premier amendement de la Constitution américaine", explique le quotidien.

Balenciaga a de son côté indiqué avoir "engagé des actions juridiques contre les parties responsables de l'installation du shooting, qui inclue des éléments non approuvés".

"Nous condamnons fermement la maltraitance des enfants sous toutes ses formes. Nous défendons la sécurité et le bien-être des enfants", a ajouté l'entreprise.

Nina Le Clerre