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Uber lance une carte bancaire pour fidéliser ses clients

La carte de paiement d'Uber offre des réductions sur les restaurants, hôtels ou billets d'avions.

La carte de paiement d'Uber offre des réductions sur les restaurants, hôtels ou billets d'avions. - Uber

Disponible pour le moment aux États-Unis, cette carte Uber Visa permettra d'obtenir des réductions dans les restaurants et les hôtels et pour acheter des billets d'avion.

Uber lance sa propre carte bancaire. Cette offre, limitée aux États-Unis où elle sera disponible à partir du jeudi 2 novembre, est la première diversification notable de la société de VTC sous la houlette de son nouveau PDG, Dara Khosrowshahi. Pour proposer cette carte, Uber s'est allié à Visa et à la banque britannique Barclays.

Cette carte (dont la cotisation annuelle est gratuite) sera aussi utilisée comme un outil pour fidéliser les clients, en leur faisant bénéficier de remises sur chaque achat effectué avec ce moyen de paiement.

Les clients qui paieront avec cette carte auront droit à 4% de réduction dans les restaurants ou sur les commandes passées sur UberEats, le service de livraison de repas de la société de VTC. Un rabais de 3% s'appliquera aux réservations dans les hôtels et aux achats de billets d'avion. Enfin, 2% de réduction seront accordés sur les courses réalisées avec Uber, ainsi que tous les achats en ligne, notamment les services de streaming musical.

Uber collectera des données précieuses sur ses clients

Pour attirer les premiers clients dans ses filets, Uber promet de créditer leur compte de 100 dollars s'ils dépensent 500 dollars avec sa carte dans les 90 premiers jours suivant l'ouverture d'un compte.

En offrant cette carte, Uber aura aussi l'occasion de mieux connaître les habitudes de consommation de ses utilisateurs et de collecter les données.

"Uber avait déjà des données sur le transport et les habitudes alimentaires de ses clients. Désormais, il va disposer d'informations cruciales sur la psychologie de ses consommateurs et comprendre ce qu'ils achètent, au-delà de leur conduite et de leur nourriture" explique Dorothée Duron-Rivron, associée chez Vae Solis, sur l'antenne de BFMBusiness.

Frédéric Bergé