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Stress tests: pourquoi, cette fois-ci, il faut y croire

Huit banques ont réellement été recalées.

Huit banques ont réellement été recalées. - Timothy Clary - AFP

Pour cette édition, les tests destinés à vérifier la solidité des banques sont plus crédibles que les précédents. L'une des raisons est qu'ils ont été menés par la Banque centrale européenne et non plus les superviseurs nationaux.

La Banque centrale européenne a rendu son verdict sur les stress tests. 25 banques ont échoué, mais une partie d'entre elles ont déjà pris les mesures nécessaires. Il reste donc 8 banques réellement recalées qui vont devoir renforcer leurs fonds propres.

Les banques françaises s'en sortent bien, mais qu'est ce qui garantit que ces tests sont plus crédibles que les précédents ?

Nous avons au moins deux bonnes raisons de penser que cette fois c'est le bon cru et que les tests ne seront pas démentis dans le temps. Tout d'abord, c'est la Banque centrale européenne qui a pris le contrôle, et non plus directement les superviseurs nationaux.

Donc il n'y a plus de petits arrangements entre amis. Il faut se souvenir, par exemple, à quel point la Banque centrale d'Espagne avait été critiquée pour son laisser faire.

Scénario très noir

Ensuite, aucun risque n'a été écarté. On part du principe que tout va mal en même temps. En France, par exemple, nous partons du principe que nous sommes sur une récession de 1,1% l'an prochain, que les prix de l'immobilier dégringolent de 30%, que les cours de Bourse s'effondrent, et que les taux souverains vont tripler.

Un scénario très noir donc. En fait l'idée, c'est que la crise arrive toujours là où on ne l'attend pas. Donc le principe est que les problèmes se répercutent les uns sur les autres.

Caroline Morisseau