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Société Générale: "Il n'y a aucun plan de délocalisation à Londres"

Pour Frédéric Oudéa, les banques européennes arriveront à faire face aux règles de Bâle III

Pour Frédéric Oudéa, les banques européennes arriveront à faire face aux règles de Bâle III - -

Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, s'exprimait sur BFM Business, lors de l'université d'été du Medef. Il a notamment assuré que la Banque ne projette pas de délocaliser ses traders à Londres.

Frédéric Oudéa fait taire la rumeur. Le patron de la Société Générale était interrogé au micro de BFM Business, à l'occasion de l'université du Medef. Il a ainsi tenté de calmer les spéculations portant sur une éventuelle délocalisation de ses traders, de Paris vers Londres.

"Il n'y a aucun plan de délocalisation de notre banque de financement et d'investissement à Londres", a-t-il affirmé.

Il redit ainsi que la Société Générale a choisi Paris pour ses activités de marché. Frédéric Oudéa informe au passage que la banque va ouvrir un nouveau bâtiment pour abriter ces mêmes activités.
"Simplement, nous sommes en train d'optimiser le dispositif et de déterminer les personnes qui iront dans ce bâtiment, et celles qui iront ailleurs", a-t-il ajouté.

Concernant l'autre actualité de son entreprise, Frédéric Oudéa n'a pas donné davantage de détails sur la cession de Geniki, une filiale grecque que la Société Générale détient à 99%.

Frédéric Oudéa a simplement rappelé que sa banque est "en discussion bilatérale avec la banque grecque Piraeus Bank.Ces discussions sont à un stade avancé" mais "elles ne sont pas exclusives".

Frédéric Oudéa répond à Jean-Marc Ayrault

Dans son discours inaugurant l'université d'été du Medef, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, avait souligné que "la Finance n'est pas notre ennemi" mais qu"elle doit se mettre au service de l'économie".

Frédéric Oudéa lui a répondu, affirmant que "la Finance française n'a cessé de servir et de financer l'économie française" et elle "le continuera".

Un point de convergence avec Jean-Marc Ayrault: Frédéric Oudéa soutient le principe d'une union et d'une supervision bancaire. Le Premier ministre l'avait évoqué dans son discours comme un pas important pour garantir la stabilité de l'économie.

Le président de la Société Générale estime, lui, que la supervision bancaire "est un élément important, qui permet dissocier le sort des Etats de la zone euro de l'évolution des banques européennes".

Julien Marion