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SocGen dans le viseur du Fonds souverain libyen

Société générale est dans le viseur des autorités libyennes et américaines.

Société générale est dans le viseur des autorités libyennes et américaines. - -

Après Goldman Sachs, plusieurs banques dont Société générale sont dans le viseur des autorités libyenne Le Fonds souverain du pays les soupçonne d'avoir profité de l'inexpérience de ses membres pour les flouer.

Après Goldman Sachs, Société Générale pourrait s'attirer les foudres de la Libyan Investment Authority (LIA). Le fonds souverain libyen devrait poursuivre la banque au logo rouge et noir pour obtenir compensation de pertes essuyées en suivant les conseils d'investissement de la banque française. C'est ce que rapporte le journal britannique The Independant on Sunday, le 2 février.

La Française fait l'objet des mêmes accusations que celle qui ont mené au lancement d'une procédure judiciaire à l'encontre de Goldman Sachs la semaine dernière. La LIA accuse la banque américaine d'avoir "délibérément mis à profit" l'inexpérience de ses responsables pour l'encourager à investir plus d'un milliard de dollars dans des transactions sans intérêt pour lui, et d'avoir empoché au passage 350 millions de dollars de profit.

"Société Générale serait la prochaine sur la liste", selon The Independant. Les produits structurés d'action mis au point par la banque étaient "l'un des placements favoris du colonel Kadhafi" en 2010, raconte Le Monde.

La LIA veut se faire rembourser

Via le fonds souverain libyen, il avait investi 1,8 milliard issu de la rente pétrolière dans des produits proposés par Société générale. Des produits au cours de Bourse "sous-évalué" et qui devait remonter, disait la banque selon la LIA. Finalement, le titre n'a jamais rebondi, et la Libyan Investment Authority a perdu quasiment toute sa mise.

Aujourd'hui, les dirigeants du fonds qui officiaient sous le règne Kadhafi ont été limogés. Mais leurs successeurs entendent se faire rembourser ces mauvais placements.

L'établissement est par ailleurs visé, avec Goldman Sachs, JPMorgan, Crédit Suisse et d'autres banques, par la justice américaine, indique le Wall Street Journal ce 3 février. Les autorités du pays les soupçonnent d'avoir violé les lois anti-corruption américaines via leurs opérations avec le fonds souverain libyen.

N.G. avec agences