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Primes Covid: BNP Paribas et Société générale dégainent les premiers

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BNP - Loic Venance- AFP

Si BNP Paribas et Société Générale ont acté le montant des primes distribuées à leurs salariés, les mutualistes sont loin d'avoir terminé leurs négociations.

C'était acté. Il fallait désormais du concret. Les grands groupes bancaires met la dernière main aux primes promises aux salariés "en première ligne" pendant la crise du Covid. Chez BNP Paribas, ce sera 400 euros pour les salariés venus travailler pendant le confinement, au moins trois jours. Au-delà de 10 jours, la prime est doublée, selon les informations de l'Agefi. Ces primes ne concernent que les salariés dont le salaire n'excède pas trois Smic, soit moins de 80.000 euros par an.

Du côté de Société Générale, la prime sera plafonnée à 500 euros pour ceux venus pendant au moins dix jours et passera à 750 euros, à partir de 20 jours de présence sur le terrain. Pour les télétravailleurs, une indemnité repas de 100 euros a été actée. Dans les deux cas, cela représente donc 16.000 employés par groupe.

Un fossé entre les salariés

Pas de quoi satisfaire les syndicats qui juge sévèrement la distinction faite entre les salariés venus en agence et ceux en télétravail. "La direction crée un fossé entre les salariés et considère que les télétravailleurs sont des travailleurs de seconde zone" critique Richard Pons, délégué national CFDT, aux Echos.

Au Crédit Mutuel, seul le principal groupe (Crédit Mutuel Alliance fédérale) s'était engagé à verser une prime mais les négociations n'ont pas encore débuté. De la même façon, les discussions chez BPCE (Caisse d'Epargne et Banque populaire) se feront aussi par entités régionales, précise Les Echos. Mais pour le moment, ce n'est pas d'actualité. 

Thomas Leroy