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Les intempéries en France ont coûté 2,3 milliards aux assureurs en 2016

Les intempéries de mai ont coûté 1,3 milliard d'euros

Les intempéries de mai ont coûté 1,3 milliard d'euros - Pascal Guyot - AFP

Les seules inondations des mois de mai et juin ont coûté 1,3 milliard d'euros aux assureurs français, rapporte la fédération française des assurances.

2016 n'aura pas été une année clémente en terme de catastrophes naturelles pour les assureurs français. Les intempéries leur ont ainsi coûté 2,3 milliards d'euros l'an dernier, dont 1,3 milliard d'euros ont été versés après les inondations de mai et juin dernier, les plus coûteuses pour le secteur depuis 1982.

"L'année 2016 a été exceptionnelle au niveau climatique", a insisté ce jeudi Bernard Spitz, président de la Fédération française de l'assurance (FFA), lors d'une conférence de presse. Quelque 91% des 172.000 sinistrés enregistrés à la suite des inondations survenues en région parisienne, dans le centre et l'est de la France ont été indemnisés, a indiqué la Fédération française de l'assurance dans son bilan annuel.

45% des dégâts dans trois départements 

Trois départements, la Seine-et-Marne, l'Essonne et le Loiret ont concentré 45% des dégâts de ces inondations. Dans le détail, 800 millions d'euros ont été versés aux particuliers, 300 millions aux entreprises et 200 millions pour les récoltes agricoles. Plus globalement, les assureurs ont indemnisé 13 millions de sinistres l'an passé, les deux tiers d'entre eux étant liés à l'automobile.

La hausse des accidents de la route et de la mortalité routière se traduit dans l'assurance par une hausse annuelle de 4,8% du coût moyen des accidents corporels.

Des dégâts "sophistiqués"

Le coût moyen des accidents matériels a également augmenté du fait de "la sophistification des matériels" automobiles, a souligné Bernard Spitz.

Côté assurance vie, après quatre années consécutives de croissance franche, les dépôts des épargnants sur leurs contrats d'assurance vie ont reculé de 0,6% à 134,7 milliards d'euros tandis que leurs retraits ont atteint 117,9 milliards d'euros, en progression de 5,2%.

Même si la collecte nette s'affiche à 16,8 milliards d'euros, elle ressort en net recul de 29% par rapport à celle de 2015. Au dernier trimestre, "il y a eu notamment une accélération des transactions immobilières, les gens anticipant une prochaine remontée des taux, ce qui explique une hausse des retraits", a expliqué à l'AFP le président de la FFA.

J.M. avec AFP