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Les DAB sont-ils en voie de disparition?

Des DAB devraient fermer.

Des DAB devraient fermer. - Damien Meyer - AFP

De moins en moins utilisés, les distributeurs automatiques de billets ont vu leur rentabilité reculer. Les banques mettent en place d'autres modes de retrait d'argent liquide.

Présents à tous les coins de rue, ils font tellement partis de notre quotidien qu'on ne les remarque même plus. Pourtant petit à petit, les distributeurs automatiques de billets risquent de disparaitre. "Le pic de la politique d'équipement en DAB a été atteint à la fin des années 2000 et nous assistons depuis à une inversion de tendance", explique aux Echos Didier Cocheteau, directeur des paiements du groupe BPCE.

Et la raison de ce désamour est très simple: le besoin de cash diminue. Notamment grâce au développement du sans contact. Entre juin 2014 et juin 2015, les paiements sans contact se sont envolés de 304%. Et les conséquences sont immédiates, les dépôts de fonds des commerçants ont diminué de 2,5% entre mi-2014 et mi-2015 dans les agences du groupe BPCE.

Maintenir un niveau de service

Moins utilisés mais avec des exigences de sécurité toujours coûteuses, les DAB ne sont plus rentables. Résultat, le groupe a déjà décidé de fermer des DAB. "Les agences qui disposent aujourd’hui de 3 à 5 DAB devraient ne conserver que deux automates. Nous pourrions ainsi en supprimer quelques dizaines", précise Didier Cocheteau aux Echos.

Néanmoins que les adeptes des billets de banque se rassurent. Les banques mutualistes affirment vouloir maintenir "un niveau de service" partout sur le territoire. "Dans les régions isolées, au-delà de l’implantation de DAB, nous privilégions aussi l’installation de points de retrait chez des commerçants ou la mise en place de DAB légers dans les supermarchés par exemple", explique Yann Lhuissier, directeur général adjoint développement du Crédit Agricole Alpes-Provence. Une pratique déjà mise en place par la Banque Postale.

D. L.