BFM Business

Les banques ne font plus recette auprès des braqueurs

Le nombre de braquage de banques a été divisé par 4 entre 2009 et 2013

Le nombre de braquage de banques a été divisé par 4 entre 2009 et 2013 - VALENTIN BONTEMPS / AFP

Les hold-up ont fortement diminué dans les banques et les bijouteries depuis 2008. Les attaques ciblent désormais davantage les commerces de proximité, révèle une étude publiée ce jeudi par l'Observatoire national de la délinquance.

Les banques ne sont plus le terrain de jeu préféré des braqueurs à la recherche d'un butin. Depuis 2008, les vols à main armée visant les agences bancaires ont été divisés par quatre selon les chiffres dévoilés par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) ce 25 septembre.

Pour preuve, la police judiciaire n'a recensé que 30 attaques l'an passé pour des butins moyens qui n’ont pas excédé les 10.000 euros, là où ils dépassaient souvent les 70.000 euros en 2009.

Moins d'argent liquide à voler

Des criminels qui se détournent également des pharmacies, des sociétés de transports de fonds et des bijouteries, où les braquages ont diminué de 31,5% en 2013.

La cause de ce changement d'attitude est simple: il y a désormais moins d'argent liquide à voler dans ces lieux que "dans une caisse de supérette ou de grande surface". 

Nouvelle cible : les commerces de proximité

Les délinquants, toujours motivés par l'appât du gain, s'en prennent désormais aux commerces de proximité.

Sur 5.142 faits de vols à main armée recensés l'an passé, la majorité concerne les supérettes et les grandes surfaces où on observe une hausse de près de 37%. Les bars-tabac et PMU sont également une cible de choix. En 2013, le nombre d’attaques à main armée y était en hausse de 8,2%.

Une situation qui risque de pousser les commerçants à mettre en place une protection de plus en plus sophistiquée. Le ministère de l’Economie subventionne à hauteur de 80 % les équipements de sécurité dans les débits de tabac.

Charlyne Legris