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La taxe sur les transactions financière "va tuer une partie des activités bancaires"

Les banques se plaignent de la taxe sur les transactions financières

Les banques se plaignent de la taxe sur les transactions financières - -

De nombreux banquiers s'inquiètent des conséquences de la future taxe européenne sur les transactions financières. Le coût sera "intenable" selon eux.

Les banquiers ont lancé l'offensive sur la taxe sur les transactions financières. Six associations dont la FBF ou Paris Europlace ont envoyé une lettre pour alerter Bercy contre le projet européen.

Celui-ci est pourtant parfaitement assumé par la Commission de Bruxelles. Elle le sait, cette taxe va tuer une partie des activités bancaires européennes mais elle l'assume parfaitement. Voilà ce qu'affirment les banquiers.

Bruxelles l'a déjà intégré dans son étude d'impact, une décote de plus de 70% a été appliquée pour tenir compte de toutes les activités qui seront soit stoppées, soit délocalisées à cause de cette mesure.

17 milliards d'euros pour Cédit Agricole

Cette taxe est, en effet, intenable, assurent les banques. Plusieurs établissements ont déjà officiellement publié son coût: 7 milliards d'euros pour Natixis, 17 milliards pour le Crédit Agricole. C'est plus que leurs chiffres d'affaires !

Résultat, à peine instaurée, l'assiette sur laquelle repose cette taxe, c'est-à-dire les transactions financières, va se volatiliser. C'est une taxe qui s'autodétruit résume le porte-parole d'une grande banque.

Caroline Morisseau