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La BCE prête 82,6 milliards d'euros aux banques

La BCE va massivement prêter aux banques, afin que celle-ci financent à leur tour les entreprises.

La BCE va massivement prêter aux banques, afin que celle-ci financent à leur tour les entreprises. - Daniel Roland - AFP

La Banque centrale européenne a lancé, jeudi 18 septembre, un programme de prêts exceptionnels et ciblés à destination des banques. Cette opération a toutefois eu moins de succès que prévu.

Nouveau prêt géant de la Banque centrale européenne, qui a donné le coup d'envoi ce jeudi 18 septembre.

La BCE a ainsi annoncé avoir prêté pour 82,6 milliards d'euros à 255 banques européennes dans le cadre de ce nouveau programme de prêts massifs et ciblés (TLTRO pour "Targeted Long Term Refinancing Operation"). Ce montant est inférieur aux 100 milliards d'euros anticipés par les analystes pour ce premier TLTRO.

En France, BNP Paribas et la Société Générale vont en bénéficier. Cette opération n'a plus rien à voir avec une mesure d'urgence pour répondre à la crise bancaire. Tout l'enjeu sera de relancer la machine à crédits. Et tout a été conçu pour que cet argent ne serve pas à gonfler le matelas de liquidités des banques, mais bien pour qu'il soit redistribué aux entreprises. Concrètement, plus les banques prêteront, plus elles auront le droit d'emprunter à la Banque centrale européenne.

1.000 milliards de prêts d'ici 2016

L'opération se jouera en deux temps : 400 premiers milliards vont être injectés d'ici la fin de l'année. Chaque banque a le droit d'y puiser plus ou moins en fonction de ses encours de crédits. 600 milliards supplémentaires seront réinjectés entre 2015 et 2016. Mais cette fois, seules celles qui ont joué le jeu auront le droit de se servir, c'est à dire celles qui ont augmenté leurs prêts aux entreprises. Les autres banques devront au contraire rembourser les précédents prêts. Tout le pari de la BCE, c'est d'enclencher un cercle vertueux : prêter aux banques à des taux imbattables, pour qu'elles-mêmes prêtent à des taux plus bas. Et ainsi pousser les entreprises à relancer leurs investissements.

Caroline Morisseau et J.M.