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JPMorgan veut tirer un trait sur le scandale de "la Baleine de Londres"

JPMorgan va payer une amende de 700 millions de dollars

JPMorgan va payer une amende de 700 millions de dollars - -

La banque aurait accepté de payer une amende de 700 millions de dollars, selon des informations de Dow Jones Newswire ce mardi 17 septembre. Elle se reconnaît également coupable de manquements en termes de surveillance interne.

JPMorgan tente de mettre fin au scandale de "la Baleine de Londres". La banque américaine devrait payer 700 millions de dollars d'amendes dans le cadre d'un accord à l'amiable avec les autorités dans cette affaire, ont indiqués des sources ce mardi 17 septembre.

Selon celles-ci, citées par l'agence financière Dow Jones Newswire, la banque reconnaîtrait aussi être coupable de manquements en termes de surveillance interne dans cette affaire, qui lui avait occasionné des milliards de dollars de pertes dans les dérivés de crédit l'an passé.

Le New York Times indique pour sa part que les amendes sont au menu d'un conseil d'administration de la banque tenu hier lundi et ce mardi. L'accord devrait être annoncé dans la semaine. Le quotidien précise qu'en plus des autorités américaines, le régulateur financier britannique devrait lui aussi imposer une amende.

"Une tempête dans un verre d'eau"

La "Baleine de Londres" était le surnom donné à Bruno Iksil, un trader français d'une unité londonienne de JPMorgan, en raison de ses énormes positions risquées dans les dérivés de crédit. Début 2012, ces positions étaient devenues trop visibles. Les autres traders s'étaient retournés contre lui, forçant la banque à solder ses positions.

Bruno Iksil a passé un accord avec les autorités lui garantissant l'immunité en échange de sa coopération. Un de ses subordonnés, le Français Julien Grout, et son supérieur espagnol Javier Martin-Artajo ont en revanche été inculpés mi-août par les autorités américaines qui les accusent d'avoir dissimulé les pertes de la banque dans cette affaire. Javier Martin-Artajo avait été arrêté en Espagne fin août.

Le PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, avait initialement minimisé l'affaire de la Baleine, comparée à "une tempête dans un verre d'eau". Quelques mois plus tard, la banque avait toutefois chiffré ses pertes à plus de 6 milliards de dollars.

Diane Lacaze & AFP