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JPMorgan prévoit jusqu'à 19.000 suppressions de postes

JPMorgan cible plus particulièrement son unité de crédits hypothécaires

JPMorgan cible plus particulièrement son unité de crédits hypothécaires - -

La banque américaine a annoncé, ce mardi 26 février, son intention de supprimer entre 16.000 et 19.000 postes d’ici à 2014. La division en charge des crédits immobiliers est plus particulièrement touchée.

JP Morgan Chase taille dans ses effectifs. La banque américaine, la première du pays en termes d'actifs, a annoncé, ce mardi 26 février, lors d'une journée d'investisseurs, qu'elle comptait supprimer de 16.000 à 19.000 emplois d'ici la fin 2014, dont 4.000 rien que pour cette année.

Gordon Smith, le directeur général de la division de banque de détail du groupe financier, a indiqué que son unité, hors activités liées à l'hypothécaire, prévoyait 3.000 à 4.000 suppressions de postes d'ici fin 2014.

L'unité de prêts hypothécaires, qui employait ces dernières années des milliers de personnes dédiées à la gestion des défauts de paiements, verra elle ses effectifs passer de 13.000 à 15.000 personnes d'ici deux ans.

Mais ces coupes drastiques pourraient être compensées à l'échelle du groupe par des embauches dans d'autres divisons.

JP Morgan "un port pendant la tempête"

Cette réduction des effectifs, combinée à d'autres mesures d'économies, devrait permettre d'économiser autour d'un milliard de dollars et atteindre 59 milliards de dollars en 2013 ."Vous pouvez vous attendre à ce que nous restions très disciplinés en termes de dépenses", a prévenu la directrice financière Marianne Lake.

Pour sa part, le PDG de la banque Jamie Dimon a souligné que la banque avait la possibilité de faire d'"énormes économies d'échelles".

Il a répété que l'établissement s'était doté d'un bilan "forteresse", affirmant que JPMorgan Chase avait été "un port pendant la tempête" de la dernière crise financière et serait "un port pendant la tempête pendant la prochaine" crise.

Ce qui n'a toutefois pas empêché l'établissement de subir, en 2012 des pertes de trading plus de 6 milliards de dollars liées à des produits dérivés de crédit.

J.M.avec AFP