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HSBC France pourrait être bradé

HSBC a redressé la tête en 2017.

HSBC a redressé la tête en 2017. - Andrew Cowe - AFP

Selon Les Echos, les candidats Société Générale et Banque Postale seraient en lice pour une reprise de la filiale française du groupe bancaire britannique. Mais les offres seraient franchement basses, compte tenu des coûts de la restructuration à venir.

Quel avenir pour HSBC France ? Selon Les Echos, la banque de détail française du groupe bancaire pourrait être vendue à prix cassé. Seules Société Générale et Banque Postale sont prêtes à reprendre la filiale, pour un montant symbolique, "sans doute entre 0 et 50 millions d'euros" explique une source au quotidien économique.

Le problème, c'est le coût important de la restructuration à venir pour le futur acquéreur. Actuellement, HSBC France emploie 5000 personnes, sur un réseau d'environ 270 agences hérité du rachat de l'ex-Crédit Commercial de France en 2000.

Si les 800.000 clients de la banque, des profils haut-de-gamme, restent une cible intéressante, le passif sera important à absorber. Toujours selon le quotidien, la restructuration du réseau pourrait coûter 200 à 300 millions d'euros, avec un plan de départ sur près de 500 postes. Sans compter la refonte de l'informatique, évaluée à 100 millions d'euros.

La banque HSBC France n'a pris "aucune décision" concernant l'avenir de son réseau de détail et continue à mener des discussions avec des acquéreurs potentiels, a souligné, un peu plus tard à la presse son directeur général Jean Beunardeau.

Le groupe, au niveau mondial, a dévoilé mardi des projets de réorganisation radicaux impliquant la suppression de 35.000 emplois en trois ans et une réduction de ses activités aux Etats-Unis et en Europe, après avoir essuyé en 2019 une chute de 53% de son bénéfice net.

Thomas Leroy, avec l'AFP